‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 321 sur 525 · LE PADDA, OU L’OISEAU DE RIZ · texte numérisé non relu

LE PADDA, OU L’OISEAU DE RIZ

Genre moineau. (Cuvikr.)

La sixième espèce de ces moyens gros-becs etrangers est l’oiseau de la Chine, décrit et dessiné par M. Edwards, ctqu’il nous indique sous ce nom de poc/f/ffl ou oiseau de riz, parce que l’on appelle en chinois padda le riz qui est encore en gousse, et que c’est de ces gousses de riz qu’il se nourrit. Cet auteur a donné la figure de deux de ces oiseaux, et il suppose avec toute apparence de raison, que celle de sa planche 41 représente le mâle, et celle tic la planche 421a femelle. Nous avons eu un mâle de cette espèce. C’est un très-bel oiseau : car, indépendamment de l’agrément des couleurs, son plumage est si parfaitement arrangé, qu’une plume ne passe pas l’autre et qu’elles paraissent duvetées, ou plutôt couvertes partout d’une espèce de fleur comme on voit sur les prunes j ce qui leur dorme un reflet très-agréable. M. Edwaixls ajoute peu de cliose à la description de cet oiseau, quoiqu’il l’ait vu vivant : il dit seulement qu’il détruit beaucoup les plantations de riz ; que les voyageurs qui font le commerce des Indes orientales l’appellent moineau de Java ou moineau indien; que cela paraîtrait indiquer qu’il se ti'ouve aussi bien dans les Indes qu’à la Chine, mais qu’il croit plutôt que, dans le commerce qui se fait par les Européens entre la Chine et .lava, on a appoidé souvent ces beaux oiseaux, et que c’est de là qu’on les a nommes moineaux de Java, moineaux indiens; et enfin que ce qui prouve qu’ils sont naturels aux pays de la Chine, c’est qu’on en trouve la figure sur les papiers peints et srrr les étoffes chinoises.

Les espèces dont nous allons parler sont encore plus petites que les précédentes et par conséquent diffèrent ai fort de notre gros-bec, par la grosseur, qu’on aiu-ait tort de les rapporter à ce genre, si la forme du bec, la figure du corps, et même l’ordreet la position des couleurs, n’indiquaient pas que ces oiseaux, sans être précisément des gros-becs, appartiennent néanmoins plus à ce genre qu’a aucun autre.

LE TOÜCNAM-COURVI.

Genre moineau. (Cuvier.)

La premièredeces petites espèces de gros-becs étrangers est le touenamcourvi des Philippines, dont M. Brisson a donné la description avec la figure du mâle, .sous le nom de gros-bec des Philippines, et dont nous avons fait représenter le mâle dans nos planches enluminées, sous cette même dénomination, mais auquel nous conservons ici le nom qu’il porte dans son pays, parce qu’il est d’une espèce différente de toutes les autres. La femelle est de la même grosseur que le mâle, mais les couleurs ne sont pas les mêmes ; elle a la tête brune ainsi que le dessus du cou, tandis

nJSTOlliE NATURIÎLLE

qneje mâle 1 a jaune,' olc. M. Brisson dontio aussi la ciescriptidtict la figure du nid de ces oiseaux.

L’ORCHEF.

Le second de ces petits gros-becs cUrangebs est roiseaii des Indes orientales, représente dans les [ilanches enluminées sous la dénomination de f/ros-hec r/es Indes, at auquel nous donnons ici le nom d’orchef. parce qu’il a le dessus de la tète d’un beau jaune, et qu’étant d’une espèce difFu ente de toutes les autres, il lui faut un nom particulier. Cette espèce est nou- \ elle et n’a été présentée par aucun auteur avant nous.

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