LE MORDORÉ
Tout le corps de cet oiseau est mordoré, tant dessus que dessous, et presque partout de la même teinte; les coinertures des ailes, leurs pennes et celles de la queue sont brunes, bordées d’un mordoré plusou moins clair; le bec est brun et les pieds sont jaunâtres, teintés légèrement de mordoré ; en .sorte que c’est avec raison que nous avons donnérà cet oiseau le nom de mordoré. On le trouv c dans l’îlc de Bourbon. Sa taille est à peu près celle du bruant; mais il a la queue plus courte et les ailes plus longues : celles-là ne dépassent celles-ci que de dix lignes environ.
LE GONAMBOUCH.
Seba nous apprend que cet oiseau est trè, s-commun à Suiânam; qu’il a la taille de 1 alouette, et qu’il chante comme le rossignol, par conséquent beaucoup mieux qu’aucun de nos bruants; ce qui est remarquable dans un oiseau d’Amérique. Les habitants du pays disent qu’il aime beaucoup le maïs ou blé de Turquie, et qu’il se perche très-souvent sur cette plante, tout au haut de sa tige.
Sa couleur dominante est un gris clair, mais il y a une teinte de rouge sur la poitrine, la queue, les couvertures et les pennes des ailes; ces dernières pennes sont blanches par-dessous.
Longueur totale, cinq pouces; bec, cinq lignes; queue, dix-huit lignes; elle dépasse les ailes de dix.
DU BONJOUR-Cü.VUMANDKUK.
LE BRUANT FAMIUIER.
J’adopte le nom de M. Linnæus, parce qu’il ne faut pas multiplier les dénominations sans nécessité, et que celle-ci peut avoir rapport au naturel de Toiseau. Il a la tète et le bec noirs; le dessus du corps cemiré et tacheté de blanc; le dessous cendré sans taches; le croupion et la partie du dos qui est recouverte par les ailes, jaunes; lés couvertures et Textrémité des pennes (h; la (|uoue blanches. Cet oiseau se trouve en Asie; il est à peu près de la taille du tarin.