JAMAÏQUE
Genre gobe-mouehes, (Coviek.)
^ Nous aurions voulu rapporter à celte espèce le gohe-mouches olive de Cayenne; mais celui-ci est de beaucoup plus petit : ainsi nous le donnerons séparément, et avec d’autant plus de raison qu’il faut en reconnaître deux espèces ou variétés, l’une rlécrittî par M. Edwards, et l’autre par Catesby. Le premier de ces oiseaux a la grosseur et la proportion des gobe-mouches d’Europe. Le dessus de la Une et du corps est d’un olive brun; le dessous d’un blanc sale, mêlé confusément de nVun olivâtre; la bandelette blanche se montre au-dessus des yeux ; le fond de la couleur des pennes est d’un brun cendré, et elles sont frangées d’une couleur d’olive sur une assez grande largeur.
La .seconde espèce ou variété est le gobe-mouches décrit par Catesby, et qu’il nomme moucherolle aux yeux rouges, en remar(]uant qu’il a l’ir'is et les pieds de cette couleur. Ce caractère, joint à la diliérence des couleurs un peu plus sombres (|ue celles du gobe-mouches d’Edwards, indique une variété ou même une espèce différente. Celui-ci niclic dans la Caroline, et se retire vers la .larnaïque en hiver; cependant Hans Sloane n’en fait aucune mention : mais M. Browne le regarde comme un oiseau de passage à la Jamaïque; il le met au nombre des oiseaux chanteurs, en ^disant mianmoins qu’il n’a pas dans la voix beaucoup de tons, mais qu’ils .sont forts et doux. Ceci serait une affection particulière; car tous les autres gobe-mouches ne font entendre que quelques sons aigres et brefs.
LE GOBE-xVlOüCHES HUPPÉ DE LA MARTINIQUE.
Genre gohr-moiiches. (Cuvikr.)
Un beau brun, plus foncé sur la queue, couvre tout le dessus du corps de ce gobe-mouches ju.sque sur la tète, dont les petites plumes, peintes de quelques traits de brun roux plus vif, se hérissent à demi pour former une huppe au .sommet; .sous le bec, un peu de blanc cède bientôt au gris ardoi.sé clair qui couvre le devant du cou, de la poitrine et de l’estomac : ce même blanc se retrouve au ventre. Les pennes de l’aile sont (l’un brun noirâtre, (rangées de blanc : leurs couvertures, frangées de même, rentrent par degrés dans le loux des épaules; la queue est un peu étagée, recouverte par l’aile au tiers, et longue de deux pouces. L’oiseau entier en a cinq et demi.
IflSTÜlIiE NATUJiiaLH
LE GüliE-.MOUCIlES NOIRATRE DE LA CAROLINE.
Genre gnbc-inouclies, (Crvirii 1
(aü oiseau est à peu près de la grandeur du rossignol. Son plumage, depuis la tèUi à la queue, cst dTin brun unilormc etmorne : la poitiine (-t le ventre sont blancs, avee une nuance do vert jaunâtre ; les jamljos et les pieds noirs. La tète du mâle est d’un noir plus foncé que celle de la femelle; ils ne diffèrent que par là. Ils nichent à la Caroline, au rapport de Catesby, et en partent à 1 approche de l’iiivcr.