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L’oiseau des Indes orientales, a|)pelé à Bengale dont M. Edwards a donné la description sous le nom de pie-grièche des Indes, à queue fourchue, qui est certainement une espèce différente de toutes les autres pies-grièches. Voici la traduction de ce que dit M. Edwards à ce sujet :
» La forme du bi c, les moustaches ou poils qui en surmontent la base, la force des jambes, m'ont déterminé à donner à cet oiseau le nonf de pie-grièche, quoique sa queue soit laite tout autrement que celle des pies-grièches, dont les plumesdu milieu sont les plus longues, au lieu que dans celle-ci elles sont beaucoup plus courtes que les plumes exteriourrs ; en sorte que la queue paraît fourchue, c'est-à dire vide au milieu vers son exirémilé. 11 a le bec épais et fort, voûté en arc, à peu près comme Celui de l’épervicr, plus long .à proportion de sa grosseur, et moins crochu, avec des narines assez grandes; la base de la mandibule supérieure est environnée de pnils
roides La lêle entière, le cou, le dos et les couvertures des ailes sont d’un noir
brillant, avec un rellet de bleu, de pourpre cl de vert, et qui se décide ou varie suivant l'incidence de la lumière.... La poitrine csi d'une couleur cendrée, sombre et noirâtre : tout le ventre, les jambes et les Ctruverlnres du dessous de la queue sont blancs: les jambes, les pieds et les ongles sont d'un brun noirâtre. Je doutais, ajoute M. Edwards, si je devais ranger cul oiseau avec les |)ies-grièchcs ou avec les pies; car il me paraissait également voisin de chacun de ces deux genres, et je pense que tousdeux pourraient n’en faire qu’un, les pies convenant en beaucoup de choses avec les pie-s-grièches. Quoique personne en Angleterre ne l'ait remarqué, il paraît qu'en France on y a fait attention, et qu'on a observé cette cotiformilé de nature dans ces deux oiseaux, puisqu'on les a tous deux appelés ÿics. »