L’ALOUETTE AUX JOUES BRUNES DE PENSYLVANIE
Vtiici encore une alouette de passage et qui est commune aux deux continents; car M. Bartran, qui l a envoyéeà M. Edwards, lui a mandé qu’elle commençait à se montrer en Pensyhanie dans le mois de mars qu’elle jarenait sa route (lar le Nord, et qu’on n’en voyait (dus à la fin de mai ; et d un autre eôhî M. Edwards assure l’avoii' trouvée dans les ein irons de Londres.
Cet oiseau est de la grosseur de la spipolelte : il a le bec mince, pointu et de (?ouleur foncée; les yeux bruns, bordés d’une couleur plus claire, et situés dans une tache brune, de forme ovale, (]ui descend sur les joues, ('t qui (!st circonscrite par une zone en partie blanche, en partie d’un lauve vif. Tout le dessus du corps est d'un brun obscur, à l’exception des (leux pennes extérieures de la queue, qui sont blanches; le cou, la poitrine cl tout le dessous du corps sont d’un fauve rougeâtre, moucheté (Je brun : les pieds et les ongles sont d’un brun foncjé comme le bec; l’ongle postérieur est fort long, mais cependant un peu moins que dans Faloiuitte commune. Enfin, une singularité de celte espece, c’est que I aile étant repliée et dans son repos, la troisième penne, en comptant depuis le corps, atteint l’extrémité des plus longues penniis ; ce qui est,
DKS Al.oLKïriiS. ()9,}
sclun M. KdWcirds, le eai aclèro constant des laxandièi cs : et ce n’est pas le seul trait de ressemblance qui se trouve entre ces deux espèces; car lions avons déjà vu a la spipolettc et a la iaiiouse un mouvement de queue somblafile à celui des lavandières, auxquelles on a donne trop cxclnsiv ement, comme on voit, le nom de hoche-queue.
LA ROUSSELINE, OU L’ALOUETTE DE I\ÎARA1S.
( LE eiI'IT lîOUSSELIXE.J (Jenic failotise. (Cuvikh.)
Uetle alouette, qui se trouve en Alsace, est d’une grosseur moyenne entre l’alouette commune et la larlouse. Je l’appelle rousselrne, parce que la couleur dominante de son plumage est un roux plus ou moins clair. Elle a le dessus de la tète et du corps varié de cette couleur et de brun; les cotés de la tète roussâtres, rayés de trois raies brunes pn^sque parallèles, dont la plus haute passe sous l’œil; la gorge d’un roux très-clair; la poitrine d’un roux un peu plus fonce, et semé de petites taches brunes fort étroites; le ventre et les couvertures inférieures de la queue d’un roux clair; les pennes de la queue et des ailes noirâtres, liordccs du meme roux; le bec et les pieds jaunâtres.
Cette alouette fait entendre son chant dès le matin, comme plusieurs autres espèces de ce genre, cl son ramage est fort agréable, selon Rzaczynski. Son nom d’alouette de marais indique assez qu’elle se tient près des eaux; onia voit souvent sur la grève : quelquefois elle niche sur les bords de la Moselle, dans les environs de Metz, oii elle paraît tous les ans en octobre, et où l’on en prend alors quelques-unes.
M. Mauduit m’a parlé d’une alouette rousse qui avait les plumes du dessus du corps terminées de blanc, ainsi que les pennes latérales de la queue : c’est probablement une variété dans l’espèce de la rousseline.
Longiuîur totale, six pouces un quart; bec, huit lignes; tarse, un pouce; doigt postérieur, (juatre lignes; son ongle, trois lignes et demie, un peu courlié; queue, deux pouces un quart; elle dépasse les ailes de dix-huit lignes.
I.A CEINTURE DE PRÊTRE, OU L’ALOUETTE DE SIBÉRIE. (l’alouette hausse-col xoiu.)
(icnic atoluuie. (CrviË8.)
De tous les oiseaux à qui on a donné le nom d’alouette, c’est celui-ci qui a le plus beau plumage et le plus distingué : il a la gorge, le front cl les côtés de la tète d’un joli jaune, relevé par une petite tache noire entre l’œil et le bec, laquelle se réunit à une autre tache plus grande, située immédiatement sous l’œil; la poitrine décorée d’une large ceinture noire; le reste du dessous du corps lilanchàtre; les flancs un peu jaunâtres, variés par des taches plus foncées; le dessus de la tète et du corps, varié de roussâtre et de gris brun ; les couvertures supérieures de la queue jaunâtres, les pennes noirâtres, bordées de gris, excepté les pins extérieures qui le sont de blanc; les pennes des ailes grises, bordées finement d’une couleur plus noire; les couvertures supérieures du même gris, bordées de roussâtre ; le bec et les pieds gris de plomb.
(i9(i HISTOIRl-: XATUKKM.E
Cet oiseau a clé envoyé de Sibérie ou il n’est point commun. Le voyageur .Tcan Wood parle de petits oiseaux semblables à l’alouette, vus dans la Nouvelle-Zemble. On pourrait soupçonner que ces petits oiseaux sont de la même espèce que celui de cet article, puisque les uns et les autres se plaisent dans les climats septentrionaux. Enfin je trouve dans le catalogue des oiseaux de Russie une alauda limgustica aurita; ce qui senable indiquer une alouette huppée du pays des Tonguses, voisin de la Sibérie. Il faut attendre les observations pour mettre ces oiseaux à leur place.
Longueur totale, cinq pouces trois quarts; bec, six à sept lignes; doigt supérieur, quatre lignes et demie; son ongle, cinq lignes et de'mie ; queue, deux pouces, composée de douze pennes; elle dopasse les ailes d’un pouce.
OISEAUX ÉTU ANGERS
QUI ONT UAl'l'OUT AUX ALOUETTES.