DU PRODUIT D'UN CHIEN ET D'UNE LOUVE
Extrait d'une lettre de M. de Cerjal, à Lausanne, au
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baron de Woellwart}, à Paris.
« Si vous voyez M. le comte de Buffon, je vous prie de lui dire que personne ne peut mieux que moi attester la vérité d’une note de la vingt-et-unième page de son Histoire des animaux quadrupèdes, ayant moi-même dressé deux petits provenus d'un chien d’arrêt et de la fille du loup dont lord Pembroke avait écrit à M. Bourgelas; qu'avec beaucoup de peine et de douceur je les avais amenés à chasser et arrèter de compagnie avec une trentaine de chiens d'arrêt; qu'ils avaient du nez, mais, du reste, toutes les mauvaises qualités du loup; qu'il a fallu beaucoup de temps pour leur apprendre à rapporter, et qu'étant grondés le moins du monde, ils se retiraient derrière mon cheval, et ne chassaient plus de quelques heures ; et que n'étant que très-médiocrement bons, je ne les ai gardés qu’en faveur de leur naissance peu commune, et les ai ensuite rendus à lord Pembroke. »