DOGUES
Ces chiens ont le museau gros, court et plat, le nez retroussé, et les lèvres épaisses et pendantes; ces caractères sont si marqués , qu'ils suffisent pour faire distinguer les dogues des autres chiens dont il vient d’être fait mention. La tête est grosse et large, et le front aplati, les oreilles sont petites et pendantes à l'extrémité, le cou est renflé et raccourci , les jambes sont courtes et épaisses, le corps est gros et allongé, la queue relevée et repliée en avant par le bout. Ce chien a le poil presque ras sur tout le corps, excepté le derrière des cuisses et la queue où il est un peu plus long. Les lèvres; le bout du museau et la face extérieure des oreilles sont noirs, et tout le reste du corps est de couleur fauve pâle.
RACES MÉTIVES.
Ces races ne se perpétuent et ne subsistent qu’autant que l’on a soin de mêler dans l’accouplement les deux races principales dont chacune des races métives est dérivée, ou deux métis de même race; tout autre mélange formerait de nouveaux caractères, et produirait d’autres races ; c'est pourquoi la plupart des métis disparaissent sans faire race : par exemple, le chien courant métis tient du basset, en ce que les jambes sont courtes et que le corps est allongé; il a la tête, les oreilles et la queue des chiens courants , et son poil long paraît venir de l’épagneul. Un chien de cette nature est le premier individu d’une race métive qui n'a point de dénomination, parce qu’elle s'éteint ordinairement par un nouveau mélange dès la première génération. Celui-ci sert de limier à Versailles; mais comme celte qualité n’a rapport qu’à l'instinct de l'animal, je m'écarterais de mon sujet si je le considérais comme limier, et si j'entrais dans le détail des autres chiens de chasse dont les dénominations sont relatives aux qualités de l'individu , indépendamment des caractères de sa race.