PARTIE EXPÉRIMENTALE
Le nièiiie jour, Idettxhearei^ demie, on a porté te fèttt^ une pbnidie de bètre goodhiiiBée en partie et couverte en qiiekptea eodrmta de laine hadiée : l'hiflaauDatîon a'esl fî^le très pronptemelit ; elle a conmencé par les parties dn bdi qui doîôit déocHmrtes , et te feu était si violent, qu'il a fiUlu tremper dons rean la planobe pour l'éteindre ; il y avoit cent quarante-hnU glaces , et la distailce étoît de cent cinquante |Me^
Le 11 avril, le foyer n'étant qu'à vingt |neds de distance du ndroir , il n'a Mlu que douze glaces pour enflammer de p^it^ matières eombus^les. Avec vipgt-une glaces ^ on a mis te fira à une planche de hédre qui avoit d^à été brûlée en partie; avec qwtfante- chiq glaces , on a fimdu un gros flacon d'étain qui pesoit envinm livres; et avec cent dix-sept glaces, on a fondu des morceaux d'argot . mmce, et rougi une plaque de iéie : et je suis persuadé qu'à cinquante pieds on fondra les métaux wàm bien qu'à vingt, en empk^ant toutes tes glaces du miroir; et comme te foyer à cette distaïKe est large de six à sept pouces, <» pourra faire des épreuves en grand sur les métaux ^ ; ce qu'il nlétoît pas possible de foire avec les miroirs ordinairea, dont te foyer est ou très foibte ou cent fois plus petit que cehii de mon miroir. J'ai remarqué que tes métaux , et surtout l'argent, fument beaucoMp avant de se fondre : la
* Ptt det expëriencet «ubtéqueotos, j'ai reconnu que la distance la plus arantageiite pour Htrt ôommôdément av^ oei miroirs des épreutes sur les laftanX éloU iqutnnls ou quar«nte-ciim pieds. Les assiette» d'^rs^ <PK j'ai fondues à cette distance avec deux cent ving^t-quatre glaces étoient iMen nettes . eo sorte qu'il n'étoit pas possible d'attribuer la fumée très Codante qoi eo sortoit à la graisse 6u à^'aotres matières dont raiigent se serait îni> Iribé» et oomniesele f^ersiiBdoimit les gens témoins de l'expériSBee. Jeta répétai néanmoins sur des plaques d'argent toutes neures, et j'eus le même effet. Le métal fumoit très abondamment , quelquefois pendant plus de huit on dix minâtes atant de se fioindre. J'arois dessein de recnetilir cette fbmëe d'krgent par le moye» d\m ebppiteau et d'un ^justement semblable à celui dSBt OQ se sert dans les distillations, et j'ai toujours eu regret que mes autres occupations m'en aient eobpéché; car cette manière de tirer feau dû métal est peut-être la seule qu^ poiën employer. Bt si iVm prétenl que ositefemit, qui m'a paru hnmide, ne contient pas de l'eau, il sera toujours très utile de saToir ce que c'est, car il se peut aussi que ce ne soit que du métal yolatifisé. 0'aittenrs je suis persuadé qu'en faisant les mènes épreutes sur l'or» stt le Terra ftHMr sorane rargent ,.pcut-étra Bioint» peut-être plus.
16 MINÉRAUX. INTRODDCTIOR.
faiBée en étoit si sensible, qu'elle tmoii ombre sur le temio; et c'est là que je i'obserrois attentivement : car i) n'est pas possible de regarder un instant ie foyer, lorsqu'il tombe sur du métal ; Téclat en est beaucoup plus vif que celui du soleil.
Les expériences qac j'ai rapportées ci-dessus, et qui ont ^ faites dans les premiers temps de llnvoition de ces miroirs « ont été suivies d'un grand oondNre d'autres expérienoés qui confirment les premières. J'ai enflammé du bob ifuqpUt deux cents et même deux cent dix pieds avec ce même miroir , par le soleil d'été , toutes les fois que le del étoit pur; et je crois pouvoirs assurer qu'avec quatre semblables miroir, on4>rùlermt 4 quatre cents pieds, et peut-être plus loin, f ai de même fondu tous les métaux et minéraux métaBiques à vingt-cinq, trente et quarante pieds. On trouvera , dans la suite de cet article , les usages auxquels on peut appliquer ces miroirs , et les limites qu'on doit assigner à leur puissance pour la caldnation , la combustion , la fosion , etc.
Il faut environ une demi-heure pour monter le miroir, et pour hxre coïncider toutes les images au même point : mais lorsqu'il est une fois i^usté , on peut s'en servir à toute heure, en tirant seulement un rideau ; il mettra le feu aux matière combustibles très prompjtement , et on ne doit pas le déraiq;er , à moins qu'on ne veuille changer la distance: par exemple, lorsqu'il est arrangé pour brûler à cent pieds, il faut' une daniheure pour l'i^uster à la distance de cent cinquante pieds, et ainsi des autres.
Ce miroir brûle en haut , en bas , et horizontalement, suivant la différente inclinaison qu'on donne. Les expériencea que je viens de rapporter ont été faites publiquement au Jardin du Roi , sur un terrain horizontal , contre des planches posées verticalement. Je crois qu'il n'est pas nécessaire d'avertir qu'il auroit brûlé avec plus de force en haut et moins de force en bas, et, de même , qu'il est plus avanugeux d'incliner le plan des matières combustibles parallèlement au plan du miroir. Ce qui fait quH a cet avantagé de brûler en haut, en bas , et horizontalement, sur les miroirs ordinaires de réflexion qui