PARTIE HYPOTHÉTIQUE
préliminaires qu’elles exigeoient, combien je dois être persuadé de la probabilité de mon hypothèse sur la formation des planètes : et pour qu’on ne me croie pas persuadé
sont plus longs que difficiles, mais assez délicats pour qu’on puisse se tromper. Je ne me suis pas piqué d’une exactitude rigoureuse , parce qu’elle n’auroit produit que de légères différences , et rju’eüe m’auroit pris beaucoup de temps que je pouvois mieux employer. 11 m’a suffi que la méthode que j’ai suivie fût exacte, et que mes raisonaeinens fussent clairs et conséquens : c’est là tout ce que j’ai prétendu. Mon hypothèse sur la liquéfaction de la terre et des planètes m’a paru assez fondée pour prendre la peine d’en évaluer les effets, et j’ai cru devoir donner en détail ces évaluations comme je les ai trouvées, afin que, s’il s’est glissé dans ce long travail quelques fautes de calcul ou d’inattention , mes lecteurs soient en état de les corriger eux-mêmes.
sans raison, el même sans de très-forles raisons, je vais exposer, dans le mémoire suivant, les motifs de ma persuasion, en présentant les faits et les analogies sur lesquels j’ai fondé mes opinions, établi l’ordre dé mes raisonnemens, suivi les inductions que l’on en doil déduire, et enfin tiré la conséquence générale de l'existence réelle des êtres organisés et sensibles dans tous les corps du système solaire, et l’existence plus que probable de ces mêmes êtres dans tous les attires corps qui composent les systèmes des autres soleils ; ce qui augmente et multiplie presque à l’infini rétendue de la nature vivante, et élève en même temps le plus grand de toits les monumens à la gloire du Créateur,