‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 5)Chapitre 9 sur 147 · PARTIE HYPOTHÉTIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE HYPOTHÉTIQUE

de la formation des planètes , c’est-à-dire il y a 20640 ans, que Mercure jouissoit de la même température dont jouit aujourd’hui la terre.

Mais, dans la seconde période, la com-

pensation étant au commencement — , et a

la fin — ~ , on aura, en ajoutant ces temps,

tié de la somme de tous les termes , donnent ou 40 5/8 pour la compensation totale par la chaleur du soleil dans cette seconde période ; et , comme la perte de la chaleur propre est à la compensation en même raison que le temps de la période est à celui du prolongement du refroidissement, on aura 25 : 40 5/8 ;; 5o884 5/7 : 82688 ans environ. Ainsi le temps dont la chaleur du soleil a prolongé et prolongera celui du refroidissement de Mercure, ayant été de 3307 ans 1/2 dans la première période, sera pour la seconde de 82688 ans.

Le moment où la chaleur du soleil s’est Irouvée égale à la chaleur propre de cette planète est au huitième terme de cette seconde période qui, multiplié par 2o35 i/5i environ , nombre des années de chaque tenue de cette période, donne 16283 ans environ, lesquels étant ajoutés aux 5o884 ans 5/7 de la période, c’a élé dans l’année 67167 de la formation des planètes que la chaleur du soleil a commencé de surpasser la chaleur propre de Mercure.

Le refroidissement de cette planète a donc I été prolongé de 8807 ans I/2 pendant la i première période de 50884 ans 1/2 , et sera prolongé de même par la chaleur du soleil : de 82688 ans pour la seconde période. Ajouj tant ces deux nombres d’années à celui des deux périodes, on aura 187765 ans environ : d’où l’on voit que ce ne sera que dans l’année 187765 de la formation des planètes que Mercure sera refroidi à 1/31 5 de la température actuelle de la terre.

Ténus, dont le diamètre est 17/18 de celui de la terre, se seroit refroidie au point de notre température actuelle en 888 j 5 ans, J dans la 'supposition que la terre se fût refroidie à ce même point en 74047 ans; mais comme elle ne s’est réellement, refroidie à la température actuelle qu’en 74882 ans, Vénus n’a pu se refroidir de môme qu’en 89757 (7: ans environ, en supposant encore que rien jl* n’eût compensé la perte de sa chaleur pro-

pre. Mais sa distance au soleil étant à celle de la terre au même astre comme 7 sont à 10, il s’ensuit que la chaleur que Vénus reçoit du soleil , en comparaison de celle que reçoit la terre, est ;; 100 ; 49. Dès lors la compensation que fera la chaleur du soleil lorsque cette planète sera à la température actuelle de la terre, au lieu de n’èlre que

i/5o, sera et dans le temps de son in- - , qui étant multipliés par 12 1/2 , moi- candescence, cette compensation n’a élé que

-^Ajoutant ces deux termes de compensation du premier et du dernier temps de cette première période de 89757 ans, 011 52 4-

aura ~ » qui étant multipliés par 12 1/2 ,

moitié de la somme de tous les termes ,

donnent , pour la compensation totale qu’a faite et que fera la chaleur du soleil pendant cette première période de 89757 ans ; et comme la perte totale de la chaleur propre est à la compensation totale en même raison que le temps de la période est au prolongement du refroidissement, 011 aura 2 5 ;

■ ~ • ; : 80707 ; i88o ans 1/2 environ.

Ainsi le prolongement du refroidissement de celle planète par la chaleur du soleil sera de. iSS5 ans 1/2 environ pendant cette première période de 89757 ans : d’où l’on voit que ce sera dans l’année 91648 de la formation des planètes , c’est-à-dire dans 1681 1 ans, que cette planète jouira de la même température dont jouit aujourd’hui la terre.

Dans la seconde période, la compensa-

tion étant au commencement - , et à la fin

, on aura, en ajoutant ces termes, -

qui, multipliés par 12 1/2, moitié de la

somme de tous les termes , donnent — rr —

ou x 3 pour la compensation totale par

la chaleur du soleil pendant cette seconde période; et, comme la perle de la chaleur propre est à la compensation en même raison que le temps de la période est au prolongement du refroidissement, on aura 25 : i3 ris Il ^9757 I 47140 ans 9/25 environ. Ainsi le temps dont la chaleur du soleil a prolongé le refroidissement de Vénus, étant pour la première période de i885 ans 1/3,

MINERAUX. INTRODUCTION

sera pour la seconde de 47 1 4® ans 9/25 environ.

Le moment où la chaleur du soleil sera égale à la chaleur propre de cette planète se trouve au 24 terme de l’écoulement du temps de cette seconde période , qui multiplié par 3590 7/25 environ, nombre des années de chaque terme de ces périodes de 89757 ans, donne 86167 ans 7/25 environ, lesquels étant ajoutés aux 89757 ans de la période, on voit que ce ne sera que dans l’année i75g24dela formation des planètes que la chaleur du soleil sera égale à la chaleur propre de Yénus.

Le refroidissement de cette planète sera donc prolongé de i885 ans 1/2 pendant la première période de 89757 ans, et sera prolongé de même de 47140 ans 9/25 dans la seconde période. En ajoutant ces deux nombres d’années à celui des deux périodes, qui est de 179514 ans, on voit que ce ne sera que dans l’année 228540 de la formation des planètes que Yénus sera refroidie à 1/25 de la température actuelle de la terre.

Mars, dont le diamètre est i3/25 de celui de la terre, se seroit refroidi au point de notre température actuelle en 28108 ans, dans la supposition que la terre se fût refroidie à ce même point en 74047 ans; mais, comme elle ne s’est réellement refroidie à ce çoint qu’en 74832 ans, Mars n’a pu se refroidir qu’en 28406 ans environ, en supposant encore que rien n’eût compensé la perte de sa chaleur propre. Mais sa distance au soleil étant à celle de la terre au même astre II 1 5 : 10, il s’ensuit que la chaleur qu’il reçoit du soleil, en comparaison de celle que reçoit la terre, est ;; 100 1 225, ou ;; 4 : 9. Dès lors la compensation qu’a faite la chaleur du soleil lorsque cette planète étoit à la température actuelle de la terre , au

tous les termes , donnent

lieu d’être i/5o, n’éloit que 9 ; et dans le 5o

temps de l’incandescence, cette compensa-

tion n’étoit que 9 . Ajoutant ces deux

I2ÛO

termes de compensation du premier et du dernier temps de cette première période de

28406 ans, on aura 9 , qui étant multi-

pliés par 12 1/2, moitié de la somme de

9 ou I25o

pour la compensation totale qu’a faite la chaleur du soleil pendant cette première période; et comme la perte de la chaleur propre est à la compensation en même raison que le temps de la période est au prolongement du refroidissement , on aura 25 ;

28406 ; i3i ans 5/io environ.

Ainsi le temps dont la chaleur du soleil a prolongé le refroidissement de Mars a été d’environ x3i ans 3/io pour la première période de 28406 ans : d’où l’on voit que c’a été dans l’année 2 8538 de la formation des planètes , c’est-à-dire il y a 46294 ans , que Mars étoit à la température actuelle de la terre.

Mais, dans la seconde période, la compen-

sation étant au commencement 9 , et à la

fin 9 , on aura , en ajoutant ces termes , 5o

9 , qui multipliés par 12 1/2 , moitié de la 5o

i3ooi

somme de tous les termes , donnent 9

ou pour la compensation totale par la

chaleur du soleil pendant cette seconde période; et comme la perte de la chaleur 1 propre est à la compensation en même rai-i son que le temps de la période est au prolongement du refroidissement, on aura 25 ;

-- — - Il 28406 : 3382 ans environ.

Ainsi le temps dont la chaleur du soleil £ prolongé le refroidissement de Mars dans h! première période, ayant été de i3i ans 3/io. sera dans la seconde de 3382 ans

Le moment où la chaleur du soleil s’esl trouvée égale à la chaleur propre de cette planète est au 12 1/2 , terme de l’écoulemen | du temps dans cette seconde période , qu multiplié par ii36 6/25, nombre des année, de chaque terme de ces périodes , doun< 14208 ans, lesquels étant ajoutés aux 2840* ans de la première période, on voit que c’i été dans l’année 82609 de la formation de planètes que la chaleur du soleil à été égal

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