‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 124 sur 304 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

De ces expériences de M. de Morveau , et A Ÿ

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DS 4 MINÉRAUX,

Ï s. PRE que nous avons ensuite Prons retrouvé des parties mag

faites ensemble , il résulte :

1°. Qu'on peut espérer de fondre la platine sans addition dans nos meilleurs fourneaux , en lui appliquant le feu plusiears fois de suite, parce que les meilleurs creusets ne pourraient résister à l'action d'an feu aussi set, perdant dar = le temps qu'exi-

sci MEET L Fa mi" Ja fo ne avec le plomb ,; ét la coupellant successivement età plusieurs re-

rises, on vient à bout de vitrifier tout le plomb , et que cette opération pourrait à la fin la purger d’une partie des matières étrangèr ‘elle contient. 2

3°. Qu'en la fondant sans addition ; elle parait se purger elle-même en partié des matières vitrescibles qu’elle renferme, puisqu’il s’élance à sa surface des petits jets de verre qui forment des masses assez considérables , et qu'on en peut séparer aisément après le refroidissement.

4. Qu'en faisant l'expérience du bleu de Prusse avec les grains de platine qui paraissent les plus insensibles à l’aimant, on n’est pas toujours sûr d'obtenir de ce bleu, comme, cela ne manque jamais Sri nie

ains qui ont plus ou moins de sens é # tn ns "À comme M. de Morveau a fait cette expérience sur une trèspetite quantité de platine, il se propose de pes parait que ni la fusion ni la coupellation ne peuvent détruire dans la platine tout le fer dont elle est intimement pénétrée :

es boutons fondus ou coupellés paraissaient,

vérité, également insensibles à Paction de l'aimant; mais les ayant brisés dans un mortier d’agate et sur un tas d’acier, nous

he f d'autant plus abondantes que la platin élait réduite en poudre plus fine, Le pret nié bouton ; dont les grains ne s'étaient qu'a 7 glutinés , rendit , étant broyé, be RE plas de parties magnétiques que le second et le troisième , dont les grains avaien à | une plus forte fusion ; mais néanmoins tot deux, étant broyés, fournirent des partie magnétiques ; en sorte qu'on ne peut P douter qu'il n'y ait encore du fer dans platine après qu’elle a subi les plus wiol efforts du feu et l’action dévorante du pl dans la coupelle. Ceci semble achever!

démontrer que ce minéral est réellément mélange intime d’or et de fer, que jus présent l’art n’a pu séparer. ER Go. Je fis encore , avec "M. de Morveau une autre observation sur cette pla ine f due et ensuite broyée; c’est qu’elle rep en en se brisant, précisément la même fo des galets arrondis et aplatis qu’elle 4 avant d'être fondue. Tous les grains de @ platine fondue et brisée sont. sembla 2 ceux de la platine naturelle, tant pour forme que pour la variété de grandeur , !

ils ne paraissent en différer que parce q n'y a que les plus petits qui se laissent @ ver à l'aimant, et en quantité d’autai dre que la platine à subi plus de fer paraît prouver aussi que, quoique le feu <té assez fort, non-seulement pour brûle Vitrifier, mais même pour chasser au l une partie du fer avec les autres mat vitrescibles qu'elle contient , la fur it nn moins n’est pas aussi complète que celle autres métaux parfaits > Puisqu'en la pr les grains prennent la même figure qu avaient avant la fonte. 0“ ; 0

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Ox a va, dans le premier Mémoire , que le éer perd de sa pesanteur à chaque fois qu’on le chauffe à un feu violent , et que des bou- Jets chauflés trois fois jusqu'au blanc ont

erdu la douzième partie de leur poids. On serait d’abord porté à croire que cette perte

7 4 rés PARTIE Arénrnas QUATRIÈME MÉMOIRE.

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EXPÉRIENCES SUR LA TÉNACITÉ ET SUR LA DÉ nn ne CS

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perdu de leur poids, c'est-à-dire de leur

densité , mais qu’en même temps ils avaient aussi beaucoup perdu de leur solidité , c’'està-dire de cette qualité dont dépend la cohérence des parties 3 car j'ai vu, en les faisant frapper, qu'on pouvait les casser d'autant

ne doit être attribuée qu’à la diminution. plus aisément qu'ils avaient été chauffés plus du volume du boulet , par les scories qui se souvent et plus long-temps.

détachent de la surface et tombent en petites écailles ; mais, si l’on fait attention que les petits boulets, dont par conséquent la surface est plus grande , relativement, au volume , que celle des gros , perdent moins, et que les gros boulets perdent proportionnellement plus que les petits, on sentira bien que la perte totale de poids ne doit pas être simplement attribuée à la chute des écailles qui se détachent de la surface , mais encore à une altération intérieure de toutes les parties de la masse, que le feu violent diminue , et rend d’autant plus légère qu'il est appliqué plus souvent et plus longs (1).

“Eh ss je , si l'on recueille à chaque fois les écailles qui se détachent de la surface des boulets, on trouvera que sur un boulet de 5 pouces, qui, par exemple , aura perdu puit onces par une premiére chaude , il n’y aura pas une once de ces écailles détachées, et

e tout le reste de la perte de poids ne peut être attribué qu'à cette altération intérieure de la substance du fer , qui perd de sa den-

“sité à chaque fois qu'on le chauffe ; en sorte

que ; si l’on réitérait souvent cette même opération , on réduirait le fer à n’être plus une matière friableet légère , dont on ne ourrait faire aucun usage : car , j'airemarqué que les boulets non-seulement avaient

ET EE EE ————— — — (1) Une expérience familière et qui semble prouver que le fer perd de sa masse à mesure qu’on le hauffe, même à un Yeu très-médiocre, c'est que les de à friser, lorsqu'on les a souvent trempés dans "eau poux les refroidir, ne conservent pas le même degré de chaleur au bout d'un temps. I s’en élève aussi des écailles lorsqu'on les a souvent chauffés et trempés ; ces écailles sont du véritable fer.

C'est sans doute parce que l’on ignorait jusqu’à quel point va cette altération du fer, ou plutôt parce qu'on ne s’en doutait point du tout, que l’on imagina , il y a quelques années , dans notre artillerie , de chauffer les boulets dont il était question de diminuer le volume (2). On m'a assuré que le calibre des canons nouvellement fondus , étant plus

“étroit que celui des anciens canons , il a fallu diminuer les boulets ; et que, pour y parvenir, on à fait rougir.ces boulets à blanc, afin de les ratisser ensuite plus aisément en les faisant tourner. On m'a ajouté que souvent on est obligé de les faire chauffer cinq, six, et même huit et neuf fois, pour les réduire autant qu'il est nécessaire, Or il est évident , par mes expériences , que cette pratique est mauvaise ; car un boulet chauffé à blanc neuf fois doit perdre au moins le quart de son poids, et peut-être les trois quarts de sa solidité, Devenu cassant et friable , il ne peut servir pour faire brèche , puisqu'il se brise contre les murs ; et, devenu léger , il a aussi, pour les pièces de campagne , le grand désavantage de ne pouvoir aller aussi loin que les autres.

En général , si l'on veut conserver au fer sa solidité et son nerf, c’est-à-dire sa masse

et sa force , il ne faut l’exposer au feu ni plus

souvent ni plus long-temns qu'il est nécessaire ; il suflira , pour la plupart des usages, de le faire rougir sans pousser le feu jusqu’au blanc : ce dernier degré de chaleur ne manque jamais de le détériorer : et, dans les ouvrages où il importe de lui FM

(2) M. le marquis de Vallière ne s'occupait point alors des travaux de l'artillerie. F

188 INTROD. nier: nês MINÉRAUX,

tout son nerf, comme dans les bandes que l'on forge pour les canons de fusil, il fau- drait, s'il était possible , ne les chauffer qu'une fois pour les battre, plier et souder

eule opération ; car, quand le fer

a ac eau toute la force dont me à est. e fait plus que la pr dir t es à voir jusqu'à

qu tb ce t être malléé pour acquérir tout son nerf; et cela ne serait pas impossible à déterminer par des expériencés : j'en ai fait quelques - unes que je vais rapporter ici.

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