PARTIE EXPÉRIMENTALE
la fin # fondage , qui s'était pes “a parois du fourneau, et qui ensuite 0 bée dans le creuset avec les parties de plerres calcinées auxquelles elle était + Après avoir tiré ces matières ; on fit er 74 ber le charbon : le premier qui parut Es peine rouge : mais dès qu'il eut de l'air, i devint très-rouge; on ne perdit pas un instant à le tirer, et on l'éteignait en même temps en jetant de l'eau dessus. Le gueulard étant toujours bien fermé, on tira tout le charbon par l'ouverture de la coulée, et aussi toute Ja mine dont je l'avais fait charger. La ntité de ce charbon tiré du fourneau montait à cent quinze corbeilles ; en sorte que, pendant ces vingt-deux jours d’une chaleur si violente, il paraissait qu'il ne s'en était consumé que dix-sept corbeilles , car toute la capacité du fourneau n'en contient que cent trente-cinq ; et comme il y avait 16 pouces k de vide lorsqu'on le boucha , il faut déduire
deux corbeilles qui auraient été nécessaires.
lir ce vide.
Pt cette excessivement petite consommation du charbon, lant vingt-deux jours de l'action de la pl violente chaleur ‘on eût jamais : ok pr
| ns de plus près , et Je vis que, - A TR peu perdu sur leur vo- Jume , ils avaient beaucoup perdu sur leur masse, et que, quoique l'eau avec laquelle
on les avait éteints leur eût rendu du poids,
ils étaient encore d'environ un tiers plus légers que quand on les avait jetés au fourneau ; cependant les ayant fait ns de aux petites chaufferies des martinets et de la batterie . ils se trouvèrent encore assez bons pour chauffer, même à blanc, les petites barres de fer qu’on fait passer sous ces marpire PO CEN tiré la mine en même temps que je charbon , et on l'avait soigneusement séarée et mise à part : la très-violente chaleur elle avait essuyée pendant un si long temps ne l'avait ni fondue ni brûlée, ni même agglutinée ; le grain en était seulement devenu plus propre et plus luisant : le sable vitrescible et les petits cailloux dont elle était mêlée ne s'étaient point fondus, et il me parut qu'elle n'avait perdu que l'humidité ‘elle contenait auparavant, car elle n avait guère diminué que d'un cinquième en poids, et d'environ un vingtième en volume, et cette dernière quantité s'était perdue dans les s.
Mudité de cette expérience : [Lo que la THéontE DE LA TERRE. 7 0me. II.
plus violente chaleur, et la plus concentrée pendant un très-long temps, ne peut, sans le secours et le renouvellement de l'air, fondre la mine de fer, ni même je-sable vitrescible, tandis qu'une chaleur de même espèce et beaucoup moindre peut calciner toutes les matières calcaires ; 2° que le charbon pénétré de chaleur ou de feu commence à diminuer de masse long-temps avant de diminuer de volume , et que ce qu'il perd le premier sont les parties les plus combustibles qu'il contient. Car, en comparant cette seconde expérience avec la première, comment se pourrait-il que la même quantité de charbon se consomme plus vite avec une chaleur trèsmédiocre , qu'à une chaleur de la dernière violence, toutes deux également privées d'air, également retenues et concentrées dans le même vaisseau clos? Dans la première expérience, le charbon, qui, dans une cavité presque froide, n'avait éprouvé que la légère impression d’un feu qu’on avait étouffé au moment que la flamme s'était montrée, avait néanmoins diminué des deux tiers en quinze jours ; tandis que le même charbon enflammé autant qu'il pouvait l'être par le vent des soufllets , et recevant encore la chaleur immense des pierres rouges de feu dont il était environné, n'a pas diminué d'un sixième pendant vingt-deux jours. Cela serait inexplicable si l'on ne faisait pas attention que dans le pren cu, le charbon avait totte sa densité et contenait toutes ses parties combustibles ; au lieu que , dans le second cas, Où il était dans l'état de la plus forte incandescence ; toutes ses parties les plus combustibles étaient déjà brülées. Dans la première expérience , la chaleur, d'abord très-médiocre, allait toujours en augmentant, à mesure que la combustion augmentait et se communiquait de plus en plus à la mr 1.5 du charbon. Dans la seconde expérience, la chaleur excessive allait en diminuant à mesure que le charbon achevait de brûler; et il ne pouvait plus donner autant de chaleur, parce que sa combustion était fort avancée au moment qu'on l'avait enfermé. C'est là la vraie cause de cette différence d’effets. Le charbon, dans la première expérience, contenant toutes ses parties combustibles, brûlait mieux et se consumait plus vite que celui de la seconde expérience, qui ne contenait presque plus de matière combustible, et ne pouvait augmenter son feu, ni même l'entretenir au même degré que par l'emprunt de cel&i des murs du fourneau : c'est æ" cette seule
raison que la combustion allait toujours en diminuant, et qu’au total elle a été beaucoup moindre et plus lente que l'autre, qui allait toujours en augmentant, et qui s’est faite en moins detemps. Lorsque tout accès est fermé à l'air, et que les matières renfermées n’en contiennent que peu ou point dans leur substance , elles ne se consumeront pas, quelque violente que soit la chaleur ; mais, s’il reste une certaine quantité d’air entre les interstices de la matière combustible, elle se consumera d'autant plus vite et d'autant plus qu'elle pourra fournir elle-même une plus grande quantité d'air. 3° Il résulte encore de ces expériences que la chaleur la plus violente , dès qu'elle n’est pas nourrie, produit moins d'effet que la plus petite chaleur qui trouve de l'aliment; la première est pour ainsi dire une chaleur morte qui ne se fait sentir que par sa déperdition ; l’autre est un feu vivant qui s'accroît à proportion des aliments qu'il consume. Pour reconnaître ce
que cette chaleur morte, c'est-à-dire" ette
chaleur dénuée de tout aliment, pouvait produire , j'ai fait l'expérience suivante.