LUE
(1) 11 vient de paraître un petit Ouvrage rempli de grandes vues, de M. l'abbé Scipion Bexon, qui a pour titre : Système de la fertilisation. 1 propose
+. 2 comme unmoyen facile pour “réduire ca
6 des matières calcaires ; mais il leur attribue - à puissance qu'ils n'en ont réellement ,
et ce n'est qü'er les mullipliant qu'on Pourraït obteuir les gr effets qu'il s’en promet, “ ':. æ.
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les, vant de cette liqueur, étendre la di
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supposilion du nombre total des parties « mercure en partant du degré du froida bsolt mais, en le prenant à 10000 au-dessous de ] congélation de l'eau , au lieu de 1000, comm dans nos thermomètres ordinaires > On ap:
progherait beaucoup de la réalité, surtout en choisissant les jours de l'hiver les pl froids pour graduer le thermomètre ; chaque image du soleil lui donnerait ur deg de chaleur au-dessus de la températur q nous supposerons à celui de la glace, Le où auquel s'élèverait le mercure par la cha e de la première image du soleil s t man qué L. Le point où il s'élèverait par la ch:
leur de deux images égales et réunies se marqué 2, Celui où trois images le monter sera marqué 3 ; et ainsi de sui qu'à la plus grande hauteur ,; qu'on pour étendre jusqu'au degré 36. On a degré une augmentation de’ chaleur trent six fois plus grande que celle du premier & gré; dix-huit fois plus grande que celle second ; douze fois plus grande que € troisième ; neuf fois plus grande que ce quatrième , etc. :; cette augmentation 36% chaleur au-dessus de celle de la’ glace sers assez grande pour fondre le plomb, eti a toute apparence que le mercure, qui volatilise à une bien moindre chale fer :
Par Sa Vapeur, casser le thermomètre. { ne pourra donc étendre la division q e: us qu'à 12 et peut-être même à 9 s , sil se sert du mercure Pour ces thermomètre et l'on n'aura par ce moyen que les degr d'une angmentation de chaleur jusqu'à C'est une des raisons qui avaient détermi Newton à se servir d'huile de lin au lieu mercure ; et en effet, on Pourra , en
Dh.
CRE « non-seulement à 12 degrés, mais jr u point de cette huile bouillante, Je nevre pos pas de remplir ces thermomètres ave Fi l'esprit de vin coloré ; il est universelle reconnu que cette liqueur se décompe e :
bout d'un assez petit temps (2), et que d’ai leurs elle peut servir aux expérien d’une chaleur un peu forte, 1 02 fé Lorsqu'on aura marqué sur l'échel le thermomètres remplis d'huile ou de met cure ; les premières divisions 1, 2, 3,4,et — (2) Plusieurs voyageurs m'ont écrit que le: hermomêtres à l'esprit de vin de Réaumwur leur éta devenus tout-à-fait inutiles , parce que cett é se décolore et se charge d'une espèce de sez peu de temps.
| PARTIE EXPÉRIMENTALE
ui indiqueront le double , le triple , le quadruple, etc. des augmentations dela chaleur, il faudra chercher les parties aliquotes de chaque division : parexemple , les points de 1#,24,31,ete., ou del} » 23,33, etc.
etde 13,223,3 3, etc. ; ce que l'on obtiendra Par un moyen facile, qui sera de couvrir la moitié, ou le quart, ou les trois quarts de la superficie d'un des miroirs ; car alors l'image qu'il réfléchira ne contiendra que le Quart, la moitié ou les trois quarts de chaleur que contient l'image entière; et par conséquent les divisions des parties aliquotes seront aussi exactes que celles des nombres entiers.
Si l’on réussit une fois à faire ce thermomètre réel , et que j'appelle ainsi parce qu'il marquerait réellement la proportion de la chaleur, tous les autres thermomètres , dont les échelles sont arbitraires et différentes entre elles, deviendraient nou-seulement superflus , mais même nuisibles , dans bien des cas, à la précision des ités physiques qu’on cherche par leur moyen. On peut se rappeler l'exemple que j'en ai donné, en parlant de l'estimation de la chaleur qui émane du globe de ‘la terre, comparée à la chaleur qui nous vient du soleil.
5°. Au moyen de ces miroirs brisés, on pourra aisément recueillir, dans leur entière pureté , les parties volatiles de Vor et de l'argent , et des autres métaux et minéraux ; car, en exposant au'large foyer de ces miroirs une grande plaque de métal, comme une assiette ou un plat d'argent, on en verra sortir une fumée très-abondante pendant un temps considérable, jusqu’au moment où le métal tombe en fusion; et, en ne donnant qu'une chaleur un peu moindre que celle qu'exige la fusion , on fera évaporer le métal au point d'en diminuer Je poids assez considérablement. Je me suis assuré de ce premier fait, qui peut fournir des tumHères sur la composition intime des métaux : j'aurais bien désiré recueillir cette es 08 abondante que le feu pur du soleil fait rtir du métal; mais je n'avais pas les instruments nécessaires , et je ne puis que recommander aux chimistes et aux physiciens de suivre cette expérience importante , dont les résultats séraient d'autant moins équivoques que la vapeur métallique est ici très-pure; au lieu que, dans toute opération semblable qu'on voudrait faire avec le feu commun , la vapeur métallique serait nécessairement mélée d’autres vapeurs provenant des matières
combustibles qui servent d’aliment à ce feu.
D'ailleurs , ce moyen e$t Peut-être le seul que nous ayons pour volatiliser les métaux fixes , tels que!l'or et l'argent ; carje présume que cette vapeur , que j'ai vue s'élever en si grande quantité de ces métaux échauffés au large foyer de mon miroir, n’est pas de l’eau mi quelque autre liqueur, mais des parties mêmes du métal que là thaleur en détache en les volatilisant, On po. en recevant ainsi les vapeurs pures des différents métaux , les mêler ensemble, et faire, par ce moyen, des alliages plus intimes et plus purs qu'on ne l'a fait par la fusion et par la mixtion de ces mêmes métaux fondus , qui ne se marient jamais parfaitement à cause de l'inégalité de leur pesanteur spécifique , et de plusieurs autres circonstances qui s'opposent à l'intimité et à l'égalité parfaite du mélange.
Comme les parties constituantes de ces vapeurs métalliques sont dans un état de division bien plus grande que dans l’état de fusion, elles se joindraient et se réuniraient de bien plus près et plus facilement, Enfin on arriyerait peut-être , par ce moyen , à la connaissance d’un fait général , et que plusieurs bonnes raisons me font soupçonner depuis long-temps : c’est qu'il y aurait pénétration dans tous les alliages faits de cette manière, et
“que leur pesanteur spécifique serait toujours plus grande que la somme des pesanteurs spécifiques des matières dont ïls seraient composés ; car la pénétration n'est qu'un degré plus grand d'intimité , et l'intimité , tou tes choses égales d’ailleurs, sera d'autant plus grande que les matières seront dans un état de division plus parfaite.
En réfléchissant sur l'appareil des vaisee faudrait employer pour recevoir et récueillir ces vapeurs métalliques , il m'est venu une idée qui me paraît trop utile pour ne la pas publier ; elle est aussi trop aisée à réaliser pour que les bons chimistes ne la saïsissent pas : je l’ai même communiquée à quelques-uns d'entre eux qui m'en ont paru très-satisfaits. Cette idée est de geler le mercure dans ce climat-ci , et avec un degré de froid beaucoup moindre que celui des expériences de Pétersbourg ou | Sibérie.
I ne faut pour cela que recevoir la vapeur
du mercure , qui est le mercure même volaülisé par une très-médiocre chaleur, dans une cucurbite, ou dans un vase auquel on donnera un certain degré de froid artificiel : ce mercure en vapeurs, c’est-à-dire extrêmement divisé, offrira à l’action de ce froid +
TR
des surfaces si grandes et des masses si petites , qu'au lieu de 187 degrés de froid qu il faut pour geler le mercure en masse , il n'en faudrait peut-être que 18 ou 20 degrés, peutêtre même moins , pour le geler en vapeurs.
Je recommande cette expérience importante à tous ceux qui travaillent de bonne foi à l'avancement des sciences.
Je pourrais ajouter à ces usages princi- ‘
-paux du miroir d'Ar ii ède plusieurs autres usages particuliers ; mais Jai cru devoir me borner à ceux qui mont paru lés plus utiles et les moins difliciles à réduire €n pratique. Néanmoins , je crois devoir joindre ici quelques expériences que j'ai faites sur la transmission de la lumière à travers les corps transparents , et donner en même temps quel-
ues idées nouvelles sur les moyens d'apercevoir de loin les objets à l'œil simple, ou par le moyen d'uu miroir semblable à celui dont les anciens ont parlé . par l'effet duquel on apercevait du port d'Alexandrie les vais-
seaux d'aussi loin que la courbure de la terre
uvait le permettre.
de É physiciens savent aujourd'hui qu'il y a trois causes qui empêchent Ja lumière de se réunir dans un point, lorsque ses rayons ont traversé le verre objectif d'une lunette ordinaire. La premiére est la courbure sphérique de ce verre qui répand'une partie des rayons dans un espace terminé pär une courbe. La seconde est | angle sous lequel nous parait à l'œil simple l'objet que nous observons ; car la largéur du foyer de l'objectif a toujours, à très-peu près , pour diamètre une ligne égale à la corde de l'arc
i mesure cet angle. La troisième est la différente réfrangibilité de la lumière ; car les rayons les plus réfrangibles ne se rassem-
= blent pas dans le même lieu où se rassemblent les rayons les moins réfrangibles.
On peut remédier à l'effet de la première cause, en substituant , comme Descartes l’a proposé , des verres elliptiques ou byperboliques aux verres sphériques.. On remédie à l'effet de la seconde par le moyen d’un second verre placé au foyer de l'objectif, dont le diamètre est x peu près égal à la largeur de ce foyer, et dont la surface est travaillée sur une sphère d'un rayon fort court. On a
trouvé de nos jours le moyen de remédier à
+ la troisième ; en faisant des lunettes qu’on La appelle achromatiques et qui sont composées de deux sortes de verres qui dispersent
di ent les rayons colorés, de manière
. que Ja dispersion de l'un est corrigée par la
. ure confusion dans un point lumix
dispersion de l'autre , sans que la réfra ti ‘ générale moyenne , qui constitue la lune soit anéantie. Une lunette de 3 pieds 54 longueur , faite sur ce principe, équiva pour l'effet, aux anciennes lunettes dk pieds de longueur. Re Au reste, le remède à l'effet de la p miere cause est demeuré tout-à-fait imut Jasqu'à ce jour, parce que l'effet de Ja nière , étant beaucoup plus considéra influe si fort sur l'effet total , qu'on ne pi vait rien gagner à substituer des verres perboliques ou elliptiques à des verres S} sas et que cette substitution ne poux venir avantageuse que dans le cas où pourrait trouver le moyen de zer l'e de la différente réfrangibilité des ray:
la lumière. 11 semble done qu'aujour l'on ferait bien de combiner les deux » 0; et de substituer, dans les lunettes achr tiques, des verres elliptiques aux sphériq Pour rendre ceci plus sensible, suppc que l'objet qu'on observe soit un oin mineux sans étendue , telle qu'est 1 ine fixe par rapport à nous ; il est certain q} vec un objectif, par exemple , de 30 de foyer, toutes les images de ce point L neux s’étendront en forme de courbe foyer de ce verre , s’il est travail sphère ; et qu'au contraire ee - :
en un point si ce verre est hyperbt mais si l’objet qu’on observe à une ( étendue , comme la lune , qui occu ron un demi-degré d'espace à mn alors l'image de cet objet oc pe pace d'environ trois pouces de dis foyer de l'objectif de 30 pieds , et tion, causée par la sphéricité , p:
À " ù pe
conque , elle la produit de mêr les points lumineux du disque de.
par conséquent la défigure en ex aurait donc , dans tous les cas, at d'avantage à se servir des verres. Ii p:
ou hyperboliques pour de longues lun puisqu'ôh a trouvé le moyen de cor grande partie le mauvais effet produit la différente réfrangibilité des ra ons.
Il suit, de ce que nous venons de« que, si l'on veut faire une lunette de 80p pour observer la lune et la voir en entier, verre oculaire doit avoir au moins 3 de diamètre pour recueillir l'imag que produit l'objectif à son foyer; que on voulait observer cet astre avec une nette de 60 pieds, l'oculaire doit av ie
moins six pouces de diamètre, parce que la corde de l'ar mesure l'angle sous lequel nous parait la lune ; est dans ce cas de trois pouces et de six pouces à peu près ; aussi les astronomes ne font jamais usage de lunettes qui renferment le disque entier de la lune, parce qu'elles grossiraient trop peu : mais , si on veut observer Vénus avec une lunette de 60 pieds, comme l'angle sous lequel elle nous parait n'est que d'environ 60 secondes, Je verre oculaire pourra n'avoir que 4 lignes de diamètre ; et, si on se sert d'un objectif de 120 pieds , un oculaire de 8 lignes de diamètre suflirait pour réunir l'image entière que l'objectif forme à son foyer.
De là on voit que, quand même les rayons de lumière seraient également réfrangibles , on ne pourrait pas faire d'aussi fortes lunet-
tes pour voir la lune en entier | pour voir les autres planètes , et que plus une planète est petite à nos yeux, et plus nous pouvons augmenter la longueur de la lunette avec laquelle on peut la voir en entier. Dès-lors on concoit bien que ; dans cette même supposition des rayons également réfrangibles , il doit y avoir une certaine longueur déterminée, plus avantageuse qu'aucune autre pour telle ou telle planète , et que tte longueur de la lunette dépend non-seulement de l'angle sous lequel la planète parait à notre œil, mais encore de la quantité de lumière dont elle est éclairée.
Dans les lunettes ordinaires , les rayons de la lumière étant différemment réfrangibles , tout ce qu'on pourrait faire dans cette vue pour les perfectionner ne serait pas fort avantageux ; parce que ; SOUS quelque angle que paraisse à notre œil l’objet ou l'astre que nous voulons observer, et quelque intensité de lumière qu'il puisse avoir L 4 rayons ne $e rassembleront jamais dans le même endroit : plus la lunette sera longue, plus il y aura d'intervalle (1) entre le foyer des rayons rouges et celui des rayons violets, et, par conséquent , plus ge" confuse l'image de l'objet observé.
On ne peut donc perfectionner les lunettes
ar réfraction qu’en cherchant, comme on l'a fait, les moyens de corriger cet effet de la différente réfrangibilité, soit en composant la lunette de verres de différente densité , d'autres moyens particuliers , et qui
it par re l xs à différents selon les différents objets
seraient el VU SR Pnrnge LR
(1) Cet intervalle est d'un pied sur 27 de foyer.
Rudi