‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 224 sur 304 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

mé À. her gl ” } .* On a oublié de peser les deux morceaux de bois dans le mois de décembre.

Juin. 27 , chal:4| 30 Août, 27, tempé. 60 Oct:. 27, pluv.. 60 Déc. 27 , gelée..| 60 1752:

Fév. 27, variab.| 60 Avril. 27, sec...| 60 Juin. 27,chaud,| 60 __ pluvieux.

Août. 27,variab.|. 60 Oct.. 27, beau.| 60 éc. 27, pluv.. 60 ‘év. 27, bumid.| 60

el doux.

Avril. 27,pluv..| 60 jours. { Hé *: +:

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abondante imbibition, s'est soutenue très long-temps® Car au bout de vingt-quatre heures de séjour dans l’eau , le premier morceau n'avait pris que 4 livres 15 onces 7 gros, tandis que le second a pris dans le même temps 5 livres 4 onces 6 gros. Au bout de huit jours, le premier morceau m'avait pris que 7 livres 1 once 2 gros, tandis que

le second a pris dans le même temps 7 li-

vres 12 onces 2 gros. Au bout d'un mois, le.

premier morceau n'avait pris que 8 livres 12 onces , tandis que le second a pris dans le même temps 9 livres 11 onces 2 gros. Au bout de trois mois de séjour dans l'eau, le premier morceau n'avait pris que 10 livres 14 onces 1 gros , tandis que le second a pris. dans le même temps 11 livres 8 onces 5 gros.

Enfin ce n'a été qu'au bout de quatre ans sept mois que les deux morceaux se sont trouvés à très-peu près égaux en. pesanteur, 30. Qu'il a fallu vingt mois pour que ces morceaux de bois, d'abord desséchés jusqu'au dernier degré , aient repris dans l'eau autant d'humidité qu'ils en avaient sur pied et au moment qu'on venait d’abattre l'arbre dont ils ont été tirés. Car au bout de ces

vingt mois de séjour dans l'eau , ils pesaient 45 hvres quelques onces , à peu près autant que quand on les à travaillés.

40. Qu'après avoir pris, pendant vingt mois de séjour dans l’eau , autant d'humidité qa ils en avaient d'abord, ces bois ont conlinué à pomper l’eau pendant cinq ans. Car au mois d'octobre 175t, ils pesaient tous deux également 49 livres. Ainsi, le bois plongé dans l'eau tire non-seulement autant d'humidité qu'il contenait de séve , mais encore près d'un quart au-delà ; et la différence en poids de l’entier dessèchement à la pleine imbibition est de trente à cinquante , ou de trois à cinq environ. Un morceau de bois bien sec qui ne pèse que 3 livres , en pèsera 5 lorsqu'il aura séjourné plusieurs années dans l'eau.

5o. Lorsque l'imbibition du bois dans l'eau :

est plénière , le bois suit au fond de l'eau les vicissitudes de l'atmosphère; il se trouve toujours plus pesant lorsqu'il pleut, et plus léger lorsqu'il fait beau , comme on le voit

ji ee ° 4 par les pesées de ces bois dans les dernières

‘années des expériences, en 1751, 1752 et 1753; en sorte qu'on pourrait dire, avec juste raison, qu'il fait plus humide dans l'eau lorsqu'il pleut que quand il fait beau temps.

Pour reconnaître la différence de l'imbibition des bois, dont la solidité est plus ou moins grande.

Le 2 avril 1735, j'ai fait prendre dans un chène âgé de soixante ans , qui venait d’être abattu , trois petits cylindres , l'un dans le centre de l'arbre , le second à la circonférence du bois parfait, et l'autre dans l’aubier ; ces. trois cylindres pesaient chacun 985 grains.

Je les ai mis dans un yase rémpli d’eau douce tous trois en même temps, et je les ai pesés tous les jours pendant un mois, poux voir dans quelle proportion se faisait leur

imbibition.

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