MOIS ET JOURS
Cette expérience confirme encore les au-
tres , et on ne peut pas douter , à la vue de ces tables , des variations singulières qui arrivent au bois dans l'eau. On voit que tous ces morceaux de bois ont augmenté considé-
rablement au 25 juillet, qu'ils ont tous diminué considérablement au 25 août, et
- qu'ensuite ils ont tous augmenté encore plus
considérablement aux mois de septembre et d'octobre.
Il est donc très-certain que le bois, plongé dans l’eau , en tire et rejette alternativement dans une proportion dont les quantités sont très-considérables par rapport au total de
après que je l’eus ab-
du bois ave force plus grande , et qu'au
contraire , loïsque l'air est plus léger, l'eau
qui y était entrée par la force du
plus grand poids de l'atmosphère pouy
ait en ressortir ;
pouvaient dépendre ;
morceau d'aubier du même arbre qui pesait, avant que d'avoir'été mis dans l'eau , 7 onces 3 gros. Voici la proportion de son imbibition :
MOIS ET JOURS. du morceau,
Septembre...... see Octobre
mais celte explication ne va pas avec les observations; car il parait au contraire , par les tables précédentes, que le bois dans l'eau augmente toujours de poids dans les temps secs et chauds : et c’est ce qui me fit proposer, quelques années après , à M. Dalibard de faire ces expériences sug le bois plongé dans l'eau, en comparant les variations de la pesanteur du bois avec les mouvements du baromètre , du thermomètre et de l'hygromètre, ce qu’il a exécuté avec succès et publié dans le premier voläme des Mémoires étrangers , imprimés par ordre de l’Académie.
Sur l'imbibition du bôis vert.
Le 9 avril 1735, j'ai pris dans le centre d’un chêne abattu le meme jour , âgé d'environ soixante ans , un morceau de bois cylindrique qui pesait 11 onces; je l'ai mis tout de suite dans un vase plein d'eau, que j'ai êu soin de tenir toujours rempli à la même hauteur.