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un peu terreuse comme le porphyre, et qu'on ne doit le comparer qu'aux jaspes communs qui se trouvent en grandes masses et NON aëx Jaspes fins qui sont de seconde "mation. Ces nouveaux jaspes ont la cassure plus brillante que celle des anciens ; desquels ils tirent leur origine , et ces ari- Ciens jaspes ne diffèrent pas par leur cassure de la matière qui fait la pâte des porphyres- Quoique beaucoup moins commun que les granites , le porphyre ne laisse pas dese trouver en fortes mâsses et même par*grands blocs en quelques endroits (1); il est ordinairement voisin des jaspes, et tous deux portent comme le granite sur destroches # de . 2 en-
le jaspe, ils ne se ternissent tous deux que par une très-longue impression des éléments humides , et de toutes les matières da globe
que l'on peut employer en grand volume , le”
quartz, le jaspe et le porphyre sont les plus - inaltérables ; le temps a effacé et détruit en partie les caractères hiérogly hiques des
colonnes et des pyramides du granite égyp-,
tien ; au lieu que les jaspes etles porphyres, dans les monuments les plus anciens , ne paraissent avoir reçu que de légères atteintes da temps, et il est à croire qu'il én serait de RE père Aie dealer si 1 s l'eussent employé ; mais comme il ma ni brillantes, ni variétés dans
sa substance, et que sa grande dureté le
rend très-difiicile à travailler et à polir, on
Fa toujours rejeté ; et d'autre part, les porphyres et les jaspes ne se trouvant que rarement en grandes masses continues , on a de tout temps préféré les granites à ces iéres matières pour les grands A «4 4 Le quartz quiforme la rocheintérieure du globe, est en même temps la base universelle des autres matières vitreuses ; il soutient les masses des granites et celles des porphyres et des jaspes, et tous sont plus ou moins contigus à cette roche primitive à laquelle ils tiennent comme à leur matrice ou mère commune , qui semble les avoir nourris des Vapeurs qu’elle a laissées transpirer , et qui nÉ » Pl 2 4 ee 4 LT y (1) On en voit à Constantinople de très-hautes colonnes d'une seule pièce , dans l'église de Sainte- Sophie; on croit que ces colonnes viennent de la * Thébaïde,
leur a fait part des trésors de sonsein en les teignant des plus riches couleurs.
M. Ferber ayant curieusement examiné tous les porphyres en Italie, les distingue encinqsortes : Lo le porphyre rouge qui est le plus commun, et dont le fond est d'un rouge foncé avec de petites taches blanches et oblongues, souvent irrégulières ou parallélipipèdes. Le fond de ce porphyre est d’un rouge plus ou moins foncé, et quelquefois si brun qu’il tire sur le noir. « On ne » peut nier; ditil, que la matière de ces » taches ne soit du spath dur, opaque, com- » pacte, blanc de lait, et en même temps » de la nature du schorl; ce que la forme et » la simple vue indiquent assez ; il en est de » même des autres sortes de porphyres, et » il me paraît qué ces taches sont duné es- » pèce de pierre qui tient le milieu entre 1e » feld-spath et le schorl. En général, conti. » mue-t-il, il y a très-peu de différence es- » sentielle entre le schorl, le spath dur où » feld-spath, le quartz, les autres caïlloux » et les grenats.»
Je dois observer que tout ce que dit ici M. Ferber, loin de répandre de la lumière sur ce sujet, y porte de la confusion, Le schorl ne doit pas être confondu avec le feld-spath; il n'y à point de pierre dont la substance tienne le milieu entre le feld-spath et le schorl. La substance qui dans les porphyres se trouve incorporée avec la matière du jaspe ; n’est pas uniquement du schorl, mais aussi du feld-Spath. La différence du schorl au feld-spath est bien connue et cer tainement le schorl, le spathdur (feld:spath}, le-quartz, les cailloux et les grenats , ont chacun entre eux des différences essentielles que ce minéralogiste n'aurait pas dû perdre
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de vue. | %
“« 2°. Le porphyretaché de blanc, continue » M. Ferber, dont il ÿ a deux variétés ; la » premièreest le porphyre noir, proprement » dit, dont le fond est entièrement noir avéc » de petites taches oblongues, et qui ne dif. » fère du porphyre rouge que par cette » couleur du fond; la séconde variété ést la » serpentine noire antique , dont le fond est » moir avec de grandes taches are oblongues ou parallélipipèdes.
» 3, Le porphyre à fond brun avec de » grandes taches verdâtres oblongues; il » s'en trouve aussi dont le fond est d’un brun rougeûtre avec des taches d’un vert » clair, et d'autres dont le fond est d'un
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DES MINÉRAUX
» brun noirâtre avec des tachés moitié noià râtres et moitié verdâtres. |
» 4, Le porphyre vert dont il y a plu- * sieurs variétés : 1° la serpentine verte an- ” pue à dont le fond est vertet les taches » oblongues et parallélipipèdes sont d'un » vert plus ou moins clair, et de la nature » du Jeld-spath où du schort. On trouve » quelquefois dans ces pierres des bulles tel- » les que celles qui se forment dans les ma- » lières fondues par la sortie de l'air qui y » est renfermé ; on y voitaussiassez souvent ».des taches blanches et transparentes arrondies irrégulièrement,et qui paraissent être de la nature de l’agate. 2° Le porphyre à fond vert taché de blanc. 3° Le porphyre à fond vert-foncé avec des taches noires. 4° Le porphyre à fond vertclair où plutôt jaune-verdâtre taché de noir. À » , Le porphyre vert, proprement dit, ” qui a plusieurs variétés. La première à » fond vert-foncé presque noir, de la nature % du. jaspe , avec dés taches blanches disà tinctes, oblongués, en forme de schorl, »* plus grandes que les taches du porphyre » Moir, et plus petites que celles de la ser- * pentine noire antique, La seconde variété » est à fond. de la nature du Jjaspe; d'un » vert foncé avec de petites tachesblanches, » rondes et longues , et ressemble à la cou- Le leur près au porphyre rouge. La troisième » à fond vert-foncé qui est de la nature du » Lrapp, les taches sont blanches, quartzeu- - » ses, irrégulières, et quelquefois si grandes » et si nombreuses , qu'on dirait, avec ral- » son, que le fond est blanc; de temps en » temps le fond s’est cristallisé en rayons % » schorl; alors cette espèce de porph t » Yertse rapproche beaucoup de l'espèce du » granite qui est mêlé de schorl au lieu de » mica. La quatrième à fond vert-foncé de * la nature du trapp ; comme celle du pré- » cédent, avec de petites taches blanches » serrées, oblongues comme du schorl , ra- » rement d’une figure régulière ou détermi- » née, mais entrelacées les unes dans les » autres et repliées comme de petits vers; »
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les ouvriers appellent cette variété por-
phyre vert fleuri. La cinquième d'un fond
clair de la nature du trapp, avec de pe- * lites taches oblongues, de figure détermi- » née , et détachées les unes des autres; et » de petits rayons de schorl noir (1). »
(t) Letires sur la Minéralogie, payes 337 et suiv.
Je ne puis m'empècher d'oh er encore
que cet nbtlemineralen Le ne le schorl avec le feld-spath dans sa description de la première variété du porphyre vert, et qu'en même temps qu'il semble attribuer äu feu la formation de cette pierre, il dit.
y trouve des agates ; or, l'agate étant formée par l'eau, il n'est pas probable que cette pierre de porphyre ait été pour le reste produite par le feu, à moins d'imaginer que Vagate s'est produite par infiltration dans les bulles dont M. Ferber remarque que cette pierre est soufllée. |
Je remarquérai aussi que sur ces cinq variétés , il n'y a que les deux premières qui soient.de vrais porphyres; et qu’à l'égard des trois dernièresvariétés dont le fond n’est pas de jaspe , mais de la matière tendre appelée trapp; on ne doit pas les mettre au nombre des porphyres , puisqu'elles en dif fèrent non-seulement par leur moindre dureté , mais même par leur composition , et autant que le jaspe diffère du trapp ; eeci nous démontre que M. Ferber a confondu , sous le nom de porphyre, plusieurs substances qui sont d’une autre essence, et que celles qu'il nomme serpentines noires antiques el serpentines vertes antiques, sont peut-être comme le trapp » des matières différentes du porphyre; nous pouvons même dire que ceux qui, comme M. Ferber, dans le Vicentin, et M. Soulavie, dans le Vivarais, n'ont observé la nature qu'en désordre, n'ont pu prendre que de fausses idées de ses ouvrages et se méprendre sur leur formation. Dans ces terrains bouleversés, les matières produites par le feu primitif, mêlées à celles qui ont ensuite été formées par le transport ou l'intermède de l'eau , et toutes confondues avec celles qui ont été altérées , dénaturées ou fondues par le feu des volcans, se présentent ensemble; ils ie ee
naître leur origine ni même les uer assez pour ne. pas tomber dans de grandes erreurs sur leur formation et leur essence; il me paraît done que quoique M. Ferber soit l'un des plus attentifs de ces observateurs , on ne peut rien conclure de ses descriptions et observations , sinon qu'il se trouve dans ces terrains volcanisés des matières presque semblables aux vrais porphyres ; et si cela est, n'y at-il pas toute raison de penser avec moi, qué le feu primitif a formé les premiers porphyres, dans lesquels , je n’ai admis que le mélange du jaspe, du feld-spath et duschorl, parce que je n'ai ja-