‹ Œuvres complètes de Cabanis [electronic resource] (volume 4)Chapitre 34 sur 40 · S IV · texte numérisé non relu

S IV

On voit donc que des trois genres d'impressions dont se composent les idées et les penchants, il n'y a dans le sommeil que celles qui viennent de l'extérieur qui soient entièrement ou presque entièrement endormies.

Celles des extrémités internes conservent une activité relative aux fonctions des organes, cà leurs sympathies, à leur étal présent, à leui-s habitudes.

Et les causes dont l'action s'exerce dans le sein même du système nerveux, n'étant plus disli'aites par les impressions des sens, deviennent prédominantes.

C'est aussi ce qui arrive dans la folie. De là cette prédominance invincible de certaines idées, et leur peu de rapport avec les objets externes réels.

Dans l'extrême manie, toute la sensibilité semble même concentrée dans les viscères ou dans le système nerveux.

De là résulte aussi que, dans les rêves, il peut se faire de nouvelles combinaisons d'idées, et qu'il en peut naître que nous n'avions jamais eues.

Page 1