‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 130 sur 669 · GRA!<V1LII · texte numérisé non relu

GRA!<V1LII

L'aimable objet, morbleu!

Que d'esprit, de caiidciir ! quel naturel ! quel feu !

PEXBROCk.

Je ne vous défends pas de lui rendre justice ;

Mais auriez-vous dessein d'épouser une actrice 1

GRAnviLLR.

Non... je ne sais, milord; ou plutôt j'en conviens. Admis chez ces messieurs , sans parler de mes biens , Je veux étudier ses mœurs, son caractère,

Dont il n'est pas prudent de juger du parterre.

Le tableau, vu deprès, blcssc-l-il mes regards?

Je me nomme un malin, je la dote cl je pars; J'embrasse une entreprise en naufrages féconde,

Kt , pour me consoler, cours découvrir un muude.

Si malgré scs lieaux yeux Lucilc a résisté A deux grands ennemis, plaisir et pauvreté.

Je l'enlève au ihéûlre,en un mol je l’cpousc, Lirenebainc au destin d’un nouveau Lapcyroiise.

SCÈiNE III.

LES f’RÉCÉUF.MS , REUNARD.

BCRVARD.

Au bureau, m'a-t-on dit, où j'arrive un peu lard.

Du gcnlilliomme anglais cbercliail monsieur Bcrnai d.

PElOROCk.

Seriez-vous?

BERriAHD.

Oui, milord, c'est ainsi qu'on me nomme.

GRA'IVlLLE ,A part.

Ail! mon cousin Bernard a l'air d'un bien bi-aveliomnicl

BERVABD , A Pciiihn>ck.

Il faut être à son |h>sic; iiii inspecteur, dit-on,

De Paris à dessein parti sous un faux nom,

Doit s'introduire ici s<vns sc faire connaître.

GRA?«VII.l.k,AparL

Passer pour rinspcctcurmc semble un coup de malUr.

BkR!<IABO.

Hâtons-nous, s'il vous plait.

PkMBROCK.

Cher Granville, au revoir.

GHA'^VILLK.

Je compte bien , milord, vous rencontrer cc soir.

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