‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 161 sur 669 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

VICTOR

Vous avez sur ma lètc epuisé tous vos irails ,

O destins eiincniis ! cl me voilà tranquille;

Aprèt un monionl <lc «itenvr.

Je n'ai plus rien à perdre... Ali! liiicile! I.ucilc!

^uc d'aflVonIs en im jour, cl comme ils m ont Iraiic!

' Ils rejettent ma pièce avec indignité...

I II ne U’'r,

j Eh bien! j'en suis content. Elle eût fait leur forlnnc ; I Que pour la clcmamlcr leur sénat in'iniportiinc ;

I Je veux leur dire à tous ; Vous êtes des ingrats.

; TI jelte tons les rùlcs dans le /nycr.

I Je refuse à mon tour, vous ne la joûrez |>as.

! Muscs, qucj'lionorai d'un culte si funeste,

I Ce coeur trompe par vous désormais vous déleste.

I Parcourant le lliCAlre 1 grands pas.

I El toi, théâtre, adieu; que maudit soit le jour ^ Où je le confiai ma gloire et mon amour!

' Adieu, je t'abandonne aux discordes fatales,

I Aux scqTcnts de l’envie, aux démons des cabales: Loin d’eux cl loin de toi je cours clierchcr la paix , El quille ce foyer pour n'y rentrer jamais.

Il sort précIpUamnient.

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