GRAN\UL
Et ce brave jeune homme, Qu'ici pour son talent chacun de vous rGuoinmc, Que chacun persécute , il a beau supplier ; Comment le traitez-vous? Comme un mince écolier. Vous semblez à plaisir lasser sa patience ;
Vous détruisez d'un mot sa plus chère espérance ; Que vous .N-l-il fait, lui? Je prétends le venger.
^ PLORIDORE.
Y songez-vous î ô ciel !
GRANVILIE.
C^csl à voitit d'y mnyar.
FLORinORE.
Vous me perdez, monsieur.
Ce neit ;xi« mon afftùrc
Vous le disiez tantét.
^ FLORIDORE.
] Voyons, que pnis-jc faire?
; Comment vous désarmer?
I GRANVILLE
Victor vous rappremlra.
FLORIOOKE.
Moi, je consentirais...
Tout eomine il vous plaini.
[..a chose en vaut la peine et j'en verrai l'issue.
Ail! ma pièee vous plaît! mais puisqu'elle est reçue, Dût la troupe en fureur conjurer contre moi. Morbleu! vous la jouerez ou vous direz pourquoi*
FLORIDORE.
' Si je ne puis , monsieur , vous prouver mon estime . Qu'en vous sacrifiant un courroux légitime, i Je reprendrai mon rôle.
; GRANMLLE.
I A la fin , c'est parler.
FLORIDORE.
Dans quelques jours.
I GRANVILLE
Ce soir.
FLORIDORE.
I Vous voulez m'iiiiiuoler,
^ Sans pitié, sans égards...
Adieu; CCI opuscule
j Ne vous couvrira pas d'im petit ridicule.
I Je vais le publier , et dans l'avant-pnqios En votre honneur et gloire imprimer quelques mois , El je veux que demain tout Bordeaux se régale Des charmanles douceurs de crier au scamlalc ,
Fasse pleuvoir sur vous cent couplets de tbansoti, Qu'un rire inextinguible éclate à votre nom,
Qu'un orchestre inhumain en sidlanl vous salue,
Au théâtre, au foyer, sur le Cours, dans la rue,
Et forme en bruits aigus un chorus d'o|>cra,
' Dont la fureur des vents jamais n'approchera.
Doiir un iiuliiïerent l'aventure est commune:
Mais pour un inspecteur c'est un coup de fortime.
LKS COMÉDIENS. — ACTE IV
ÜOS
FI.OlUDUHe.
Ce nom si redoulé m'inspire peu d effroi»
Monsieur ; par la menace on n'obhenl rien de moi... Je jouerai, mais pour vous donl l'esiime m'esi chcro, Pour un piililic nombreux qu'avant tout je révère; EnGii pour ce Victor qui n'est pas sans talent,
Une tète de feu !... mais un cœur excellent.
Je l'ai toujours aimé ; je le vois qui s'avance :
Adieu , pour le succès j'ai beaucoup d’espérance.
Il »ort.