‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 277 sur 669 · DANVILLE, VALENTIN · texte numérisé non relu

DANVILLE, VALENTIN

lU M reg«r«lcnl quelque tempe une rien dire. VALEXTIH.

Nous avons fait, monsieur, une belle campagne!

I D.iWlLLE.

Je te dis qu'il est faux.

^ Mais je n'y croirais pas, non, fùUil véritable.

I VAIiHTIH.

Oh! pour moi, j'y croirais; c'est bien plus agréable.

! DAHVILLE.

Imbécile! Va voir si quelqu'un est del>oul.

DVVVILLB.

Désarmé! le malheur en tout lieu m'accompagne.

.\h! pourquoi de mon fds me suis-je séparé?

Il m’aurait vengé, lui!

VAtEVTlV.

Mais...

OAVVILLI.

Je le reverrai.

VALEtlTlN.

Vous battre , vous !

BANVILlt.

Sais-tu que ce discours m'assuiiimc ?

>AI.EVTl?l.

Allons, n'en parlons plus... Ce duc est un bravchonime.

Lui!

vALEinm.

Mais, monsieur...

Lui ! traître!

VALENtn.

VALE5TIV.

Je pense qu'à présent on est levé partout.

DA.tVlLLE.

11 est donc tard ?

! , VAI.ETTi:!.

^ Très-tard. Quoi! cela vous étonne ?

De Vincenne à l'holel d'abord ta course est bonne ;

' Le combat fut très-court.

! DAlfViLLE, ivee Impatience.

Ah!

ïillKTH.

^ Munsieur, j’en conricn ,

Il fui court le combat, mais non pas l'entretien.

Le duc, pour vous calmer...

DASVILLE.

Que fait , que dit ma femme ?

VALEVTt!^, montrant rapp.\rtement de Daoviiir.

Je venais de cliez vous , j’ai rencontré madame Cette nuit...

0A?(V1LLB.

Kh bien donc?

VALEîmîX.

Il SC bsit sans témoin :

r/est un bon procédé.

Je reconnais ce soin ;

Il pensait à ma femme.

VAIEUTII.

En outre, après ralTaire,

Que d’excuses sans nombre il est venu vous faire ! Que de raisonnements, qui m'ont paru fort beaux! Son récit m'a touché.

Il a fallu mentir :

• Iæ duc est-il ici ? — Non , il vient de sortir.

— Maisa-t-il vu Monsieur?- — Non pas, non, je suppose ; Monsieur était chez lui, déjà même il repose. >

; C'éuit adroit !

I da:ivilli.

Après?

j VALEVTIV.

I En quittant Icsalon,

j Elle m'a dit bonsoir, mais d’un air, mais d’un ton !

L’ÉCOLE DES VIEILLARDS. - ACTE V

Ensuite?

DAHVILLE.

VAUimT

Ce matin beaucoup moins agitée,

Deux fois à voire porte elle s’est préscniée.

La première, on a tlil : Monsieur n’csi pas lève;

El ce mol de Dubois me semble bien trouvé. Monsieur sorl à rinstanl, voilà pour ia seconde ;

Mais la troisième fois que faul-il qu’on réponde?

DA:<IVtLLS.

Que... non , rien.

VALtTm.

Pensez-vous, monsieur, .à déjeuner?

D\5VILIE.

O misérable-là veut me faire damner!

VALEI^Tn.

Ne prenez pas en mal ce que je viens de dire;

L’est l’appétit que j’ai qui pour vous me l'inspire,

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