‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 299 sur 669 · ALBANO · texte numérisé non relu

ALBANO

Je m’immole, c’est vrai; mais j’ai droit de le dire, Votre exemple m’y force.

9ASSAVE, lui «errant la main.

riiioii que j'admire!

Sans jamais se Hlclier c'est un rare bonheur Que de se dire ainsi ce qii’on a sur le cœur.

SASSA7IE. Tl fait «ignc aux hululera de ac retirer.

Asseyons-nous, messieurs. 1^ circonstance est telle Que sur l'Ëtat , le trône , ainsi que la tutelle.

Dont les trois intérêts semblent se compliquer.

J'ai des réflexions à vous comiiinniqucr.

Par nos grands aperçus, notre sagesse active,

Nous sommes du pouvoir l'àmc administrative;

Montrant Polla.

Soit qu'un esprit sans borne en sa capacité Combatte sur la carte ou prépare un traité;

Se tournant veri Albano.

Soit que, par des impôts, uu soin prudent tempère L'essor coriimcrciul devenu trop pros|>ère ,

Soit qu'une politique ignorée nu dcliors,

Ébranle Pltalic en cachant ses ressorts.

Mais ce pouvoir, messieurs, que chacun nous envie. Et dont le poids peut-être abrège notre vie.

Si d’un commun accord nous l'avons demandé.

Si nous l’avons reçu , si nous l’avons gardé ,

Si, par un dévouement qui tous trois nous honore, Nous sentons le besoin de le garder encore ; Pourquoi? dans quel motif cl pour quel résultat?

Le plus noble de tous, l’inlérct de l’État.

Nous gouvernons donc bien?

ALOAXO.

* La question m'étonne.

El pour nous remplacer nous ne voyous personne. En c.spritsdii même ordre, il faut en convenir, présent est stérile, ainsi que l'avenir.

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