I.SRAEL
Décidons de leurs jours.
FALIERO
Quel mépris dans leurs yeux!
ISRAËL
Fermons-les pour toujours.
FAUERO.
Même en se parlant bas qu’ils montraient d’insolence!
ISRAËL
Nous allons pour toujours les réduire au silence.
FALIERO
De leur sourire amer j’aurais pu me lasser.
ISRAËL
La bouche d’un mourant sourit sans oflenser.
Ne pcul-on nous troubler?
La mutiqii^ recommence ISRAEI.
Le plaisir les enivre.
Ils prossenlcnl leur sort et se hâtent de vivre.
De ce bruyant concert entendez-vous les sons?
FALIERO
Le temps vole pour eux.
ISRAËL
Ft pour nous : agissons.
FALIERO
La liste de vos clicfs?
Un gondolier!
I ISRAËL
I Trois cents ; car je lui dois l'appui
; De tous scs compagnons non moins braves que lui.
FALIERO
Que fais-tu d'un sculpteur?
I ISRAËL
i Le ciel, dit-on , l'inspire.
I Homme utile ! avec nous c'est saint Marc qui conspire.
{ Des esclaves!
ISRAËL
Nombreux.
Beaucoup d’or?
FALIERO
Mais qui vous ont coûte
{ ISRAËL
^ Un seul mot.
FALIERO
El lequel?
I ISRAËL
FALIERO
i Mille condottieri vous coûtent davantage.
ISRAËL
Bien.
I FALIERO
! Dis vrai.
Liberté.
ISRAËL, <|iii lui remet un papier.
La voici.
ISRAËL
J'ai promis...
MAUÏNO KAUERO. — ACTE II.
FAUCRO. I
Kh! quoi donc?
ISRAËL