I.a vôtre
FALIERU.
Tu veux que je me livre!
ISRAËL
Et je dois l exigcr.
FAI.IEBO.
Chez loi?
ISRAËL
Non ; sous le ciel. Quand je cours un danger, J aime les lieux ouverts pour s’y perdre d.ansromhre.
FALIERU.
Quelle nuit choisis-tu ?
ISRAËL
Celte nuit.
FALIERO
Elle est sombre.
ISRAËL
Belle d obscurité pour un conspiraleiir,
Profonde , Cl dans le ciel pas un seul délateur.
rALIERO.
Mais sur la terre?
ISRAËL
Aucun. Comptez sur ma prudence.
N’atlmctlcz qu’un seul liotnnic à celle conlideiiee.
FALIERO
Qui donc?
ISRAËL
Votre neveu.
FALIERU.
Non, j irai seul.
ISRAËL
Pourquoi?
FALIERU.
Pour que ma race en lui vive encore apres moi.
Le lieu?
La raïuique te fait entendre ; tant te inonde reuln* d.-iii« U Mlle de bai.
ISRAËL
.Saint Jean cl I^aul.
FALIERO
Conspirer sur la eeiidrc De mes nobles aïeux ranimes pour m'entendre!
ISRAËL
Ils seront du complot.
FALIERO
El le plus révéré,
Dont l'image est delmut près du parvis sacré ,
Me verra donc trahir ma gloire cl mes anct'iros!
ISRAEI.
I Trahir! que dites-vous?
Oui , nous sommes des traîtres.
ISRAËL
J Si le sort est pour eux; mais s’il nous tend la main,
J \jis traîtres d’aujourd‘hui sont des liéros demain.
Je doute...
FALIERO
ISRAËL
Il est trop lard.
FALIERU.
Avant que je prononce ,
Je veux méditer; sors : mais attends ma réjwnse. PRAEI.
C’c.sl lui livrer des jours qu’elle peut m’arracher. ..
r AMERO.
Eh bien ! railcndras-lii ?