‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 357 sur 669 · I.a vôtre · texte numérisé non relu

I.a vôtre

FALIERU.

Tu veux que je me livre!

ISRAËL

Et je dois l exigcr.

FAI.IEBO.

Chez loi?

ISRAËL

Non ; sous le ciel. Quand je cours un danger, J aime les lieux ouverts pour s’y perdre d.ansromhre.

FALIERU.

Quelle nuit choisis-tu ?

ISRAËL

Celte nuit.

FALIERO

Elle est sombre.

ISRAËL

Belle d obscurité pour un conspiraleiir,

Profonde , Cl dans le ciel pas un seul délateur.

rALIERO.

Mais sur la terre?

ISRAËL

Aucun. Comptez sur ma prudence.

N’atlmctlcz qu’un seul liotnnic à celle conlideiiee.

FALIERO

Qui donc?

ISRAËL

Votre neveu.

FALIERU.

Non, j irai seul.

ISRAËL

Pourquoi?

FALIERU.

Pour que ma race en lui vive encore apres moi.

Le lieu?

La raïuique te fait entendre ; tant te inonde reuln* d.-iii« U Mlle de bai.

ISRAËL

.Saint Jean cl I^aul.

FALIERO

Conspirer sur la eeiidrc De mes nobles aïeux ranimes pour m'entendre!

ISRAËL

Ils seront du complot.

FALIERO

El le plus révéré,

Dont l'image est delmut près du parvis sacré ,

Me verra donc trahir ma gloire cl mes anct'iros!

ISRAEI.

I Trahir! que dites-vous?

Oui , nous sommes des traîtres.

ISRAËL

J Si le sort est pour eux; mais s’il nous tend la main,

J \jis traîtres d’aujourd‘hui sont des liéros demain.

Je doute...

FALIERO

ISRAËL

Il est trop lard.

FALIERU.

Avant que je prononce ,

Je veux méditer; sors : mais attends ma réjwnse. PRAEI.

C’c.sl lui livrer des jours qu’elle peut m’arracher. ..

r AMERO.

Eh bien ! railcndras-lii ?

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