‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 412 sur 669 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

COMMINE, NEMOrnS.

Vous, Nemours!

(lest ici!

COMXnE.

Dieu! qu’ai-je vu? c’csi vous,

ItEHOVas.

Voilà (luncl c toinl>cau qu'il habite!

rOMlll5E.

Caches mieux l'horreur qui vous agile : Ici l'écho dénonce et les murs ont des yeux.

NEUOIRS.

Digne séjour d'un roi! J'ai vu, près de ces lieuv. Des œuvres de Tristan la trace encor sanglante : E'eau du Cher, où flottait sa justice cAfrayanlc ;

(^cs pièges, qui des tours défendent les abords; rameaux qui pliaient sous les restes des morts.

COXXITtE.

El vous avez franchi le seuil de cet asile !

NRXOIRS.

Je l'ai fait.

comiisE Malheureux !

NIXOl R.S.

Qui, moi? je stiis tranquille ; Hormis vous et Coilicr, nul ne sait mon secret, r.ouunine, de vous deux quel sera l'indiscret ? coxviai.

Aucun.

TIENOl RS.

Comment le roi pcui-il donc rcconnaiirc Celui qu*cn sa présence il n’a fait comparaître Qu’une fo'is, que le jour où , conduits par la main,

vEvoeas.

Je fnssonni'.

Vous lui pardonnerez, grand Dieu! comme il pardonne.

COVXIVE.

; Pourquoi chercher celui qui vous fut si fatal?

XEVOl'RK.

I Pour lui parler en maître au nom de son vassal.

' COXXIVE.

Tout autre eût pu le faire.

* .*»EllorRS.

I il eût séduit tout autre.

rORXlVB,

II est mon souverain, Nemours; il fut le vôtre.

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