‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 417 sur 669 · LS COMTE DE DREUX · texte numérisé non relu

LS COMTE DE DREUX

Croyez...

loris XI. — ACTE II.

lâi

Ne me dites pas non.

ICnriclii des ini|Ktis qu'on pereûil en mon nom , Pour cinq ccnls cens d'or vous en levez deux mille Sur d’honnêlos iKXirgeois, cl do ma bonne ville»

Eu leu nionlraiit.

(ieiis que j'cstiinc l'orl, |>ensaui bien, p.'iyaiU bien. Kegardez ce fou roi que vous rompiez pour rien ; Kst'il mon ou vivant? negardez-iuoi donc!

f.E COMTE DE DREl X, oa (iH-mblaut.

Je UC suis pas si mal qii*on sc plaît le dire :

Qiitdqiic fou brille encor dans mon rcil on courroux ; Je vis, et le malade est moins pâle que vous.

Quoique vieux, je suis homme à lasser votre atleiilo, Ueau sire; et, moi régnant, le bon plaisir vous tente: Qui s'en passe renvio affronle un tel danger,

Que le cmiir doit faillir seulement d’y songer.

A moi de droit divin, à moi par béritage,

Il n'appartient qu'à moi de fuit et sans partage.

Pour y porter la main c'est un mets trop royal :

A de plus grands que vous il fui jadis fatal.

J'ai réduit au devoir les vassaux indociles;

Olivier, tu m'as vu dans ces temps dilliciles?

OLIVIER

Oui, sire, et tel encor je vous vois aujourd'hui.

LOTIS

Pins nombreux, ils levaient le front ]diis haut que lui. La moisson fut sanglante et de noble origine;

Mais j'ai fauché l'épi si près de la racine,

Chaque fois qu'un d’entre eux contre moi s'est dressé. Qu'on cherche en vain la place où la faux a passé. Kilo abattit Nemours ; trop rigoureux peut-être ,

Je le fus pour l'exemple et je puis encor l'élre. Avez-vous des enfants?

LB COITE DE DREtX, bM h CoUirr.

De grike...

COlTir.R.

Kh! chassez-nous,

Cliasscz-moi le premier, sire, ou ménagez-vous;

La colère fait mal.

ions.

Il est vrai, je m’emporte ;

Je le peux : je suis bien, très-bien ; j'ai la voix forte. L’aspect de ce saint homme a ranimé mon sang.

rulTIER.

N'ayez donc foi qu'en lui; mai.scet cnil menaçant,

Kidctousce.s éclats l'inutile bravade

Ne vont pas mitmx, je pense, an chréiicnqirau niabde.

ions.

Coilicr!

j COtTIER.

J N'espérez pas m’imposer par ce ton ,

I Vous avez tort.

• UII'IS, avec piuidc tioletice.

Coilicr!

i roiTiER.

Oui, tort, cl j'ai nibon.

Tenez , le mal est fait, vous changez de visage.

Lons.

! (onimenl, lu crois?

COiTIER,

Sans doute.

I LOTIS, atcc (lourciir.

Kh bien ! je me méiii^o

COITIER.

Non pas; souffrez, mourez, si c’est votre désir.

Lmi»

Allons!...

COITIER

Dites; Je veux; tranchez du Imn plaisir.

LOTIS

La paix !

I COITIER.

' Youséiesroi : poiirquoidoncvou$conirain<irr'

, Mais après, jour de Pieu ! ne venez pas vous plaintlre. I LOTIS, il Coûter, rn lui prenant la main.

^ La paix !

I Au comlc froidement.

I Pour vous, rendez ce que vous avez pris :

Rachetez sous trois jours votre tète à ce prix ; Autrement, convaincu que vous n'y tenez guère,

I Je la ferai tomber, et cela sans colère.

I A Coitkr.

La colère fait mal.

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