‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 460 sur 669 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Mon |)èic.

LOUIS, NEMOrPS. I

5EHOFR8, le poignard A la main, enlr'ouvrc les rldcaut.

Mon [K'i'C, il vous laissa finir votre prière! |

Ici U- baiilliols fait entendre .vu loin une ronde champCtrc. LUCIA, SC levant, apri^s avoir fait le signe de la croix. Qii'cnlcnds-jc? .Vprésla danse, au fond de sa chaumière [ I.C plus pauvre d’entre eux va rentrer en chantant; Ah! niciireux misérable! un doux sommeil rattciid : i Il va dormir, cl moi...

l.e roi se retourne, et se trouve vIs-A-vls de Nemours, qui sVlaiK-e sur lui.

Que vois-je, 6 ciel !

Sois clément.

Il me tuerait.

Tu viens de te juger.

N'accomplis pas l'arrél ;

Je suis juste.

Ecoule ma prière.

Uappolle-toi la sienne cl sa lettre dernière.

Je fren ai pas revu.

LOUIS XI. — ACTE IV

KisornA.

Cci écrit déchirant Qac to lui renvoyas...

ions.

Moi» Nemours !

flIlOlRS.

Qu’en mourant

Il portait sur son cœur» c'est tout mon hcriiagc;

Le voiU : contre loi qu’il rende témoignage ; Imposteur» le voilà: regarde» lis.

Pitié !

nBIÛURS.

Lis» lis sous ce }>oignard» si lu l'as oublié.

tons.

Je ne puis.

NElOtltS.

Sous le glaive il pouvait bien écrire :

Lis comme il écrivait.

tons.

Non : je ne puis » j’expire.

Ce poignard» quej'écarie el dont tu me poursuis»

11 m'éblouit» m'aveugle ; oh ! non» non, je ne puis.

XEIOIRS.

n faut l'entendre au moins.

Miséricorde !

Tq répondras.

Écoute :

« (I) Mon irès-redoiiléet souverain seigneur, tant cl » si liumblement que faire je peux» me recommande

» à votre grâce el miséricorde. » I

Eh bien ?

tons. *

Je fus cruel sans doute; '•

Mais je veux à ton père, à loi, Nemours, aux liens , Faire amende honorable en (c rendant tes biens.

Je veux tout expier ; mets mon cœur à l'épreuve,

El de mon rcpeniir mes dons seront la preuve.

XEIOI'RS,

Écoute :

t Je vous servirai si bien cl si loyalement que vous

• tronnalircx que je suis vr.ii repentant, cl qu’à foret*

• de bien faire je veux amender mes défauts. » !

Kli bien?

tons. 1

Mon fds! il .a besoin d'appui : ^

Ail Maissoini son père.

(t) Uçmière lelirr de Jac'|iie« d'Armaguïic. duc de Nemours,

• Louis XI.

REMoras.

Écoute :

€ Faites-moi grâce el à mes pauvres enfants ! ISe I » souffrez pas que pour mes pétiiés je meure à honte • ► cl à confusion» el qu'ils vivent en déslionncur cl à guérir leur pain. Pour Dieu, sire» ayez pitié de moi » et de mes pauvres enfants! > j Réponds-lui :

Qu’as-tu fait pour ses fils?

tons.

! Sur riionncurjc m’eng.igc

A le livrer Tristan dont vos maux sont l’ouvrage.

, riExoïRs, iiMni.

< Écrit en la cage de la Bastille le dernier de jan- ' » vier. I

El lorsipi'il en sortit...

tous.

Ob! ne l’en souviens pas!

I nElOCRS.

IvC puis-je? vois toi-môroe.

; tous, l'-garé. ^

Où donc, Nemours?

I NBlorRSJui montrant la lettre avec la pointe du iKti^nard.

I Plus bas;

Lis cette fois.

tons, Niant.

I Votre pauvre Jacques d’Armagnac. >

nEBOUBS.

I la! nom de ton ami d’cnfancc»

El là... son sang!

Nemours, tu pleures.

Te vendra cher ces pleurs.

Ma vengeance

Grand Dieu! c'en est donc fait?

7IEXOVRS.

Pour que le châtiment soit égal au forfait,

Par quel supplice affreux pcul-cllc être assouvie? tous, ne (rainant A «es pieds.

Grâce!

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