‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 509 sur 669 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CLÜC.KSTKU, BLCK1.NQLVM.

GLOCESTER , i Buckingham qui entre.

De grâce » arrivez donc, cousin ; on vous désire.

BlCklYCHA]!.

Très-noble protecteur, soulTrez que je respire.

Je voulais des premiers saluer à la Tour Le roi qu’auprès de vous je croyais de retour;

Mais je suis peu surpris qu’il traverse avec peine Li’océan plébéien dont cbat|uc rue est (deine.

Allant a la fenêtre qu'il ouvre.

.\vani de m’accuser, milord» regardcz-lcs :

Quelle foule! on s’écrase; et de Douvre à Calais l.a mer» par un gros temps» a {dus de courtoisie Quccc {>eu{de agité jusqu'à la frénésie, line veut que son roi; froissé dans scs ébats. Meurtri de ses transports, je médisais tombas»

I BICEIXGBAH.

) Dans quel but?

GLUCESTER.

Si tu {)cu\ le comprendre, Tu me feras plaisir, cousin, de me l’apprendre.

BlCEnGIIAX.

Peut-être iin mol de vous a causé son effroi?

GLUCESTER.

Oui » j'aurai trop parlé : tout le mal vient de moi .

11 iii’n fallu souvent descendre à rinqiosUire;

Mais j’y suis maladroit : c'est contre ma nature.

BCCEl.lGHAM.

Quelle faute!

^ CLOCESTER.

J’ai ficinc à me la pardonner.

. J'aurais dû {>ar loi seul me laisser deviner;

J’étais sûr de ta foi.

BrciMXGHAX.

! Certes.

GIOCESTER, fin fcoiiriaiit.

La reine est belle ;

^ Et je vous crois , cher duc, assez bien avec elle.

Dl'CEISUHAV.

Moi !... sa grave beauté serait fort de mon goût ; j .Ma gaieté, par malheur» ne lui va {las du tout.

! GLOCE.STER.

. J’avais compté sur vous {lour certaine entreprise î ..

BVCklVGHAR.

; (Contre raiitcl, milord! qui s’y heurte s’y brise.

Je vous l’ai toujours dit» res{icclcz le saint lien :

Page 1