‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 516 sur 669 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GI.OCESTER, ÉDOII.VRD, LE DUC D YORK .

EI.IS.ARETH, 1.E c»nBiN.u. BOURGHIER, l'arciiev£ql'E b’A'ORK, la coer, plis TYRREL.

GLOCESTER, i la reine, en lui monUvnt Ica prince*.

Regardez, milady : quels transports que les leurs!

Ce spectacle touchant m'attendrit jusqu'aux pleurs.

ÉDOl'ARD.

Ma mère, cuûn, c’est vous!

tLISABETU.

Oui, mon fils, oui, ta mère ; Celle qui te chérit, dont la douleur amère De son pauvre exilé rêvait, parlait toujours,

Qui souffrait de les maux, qui consumait scs jours A trembler pour les liens , à pleurer, à se plaindre , Qui pleure, mais de joie, cl n'a plus rien à craindre.

LE DCC DVCRK.

C’est votre favori.

Bien heureux !

ÉLISABBTft, aourUnt.

Jaloux!

LE DLC D'YORK.

Non pas jaloux;

ÉLI5ARETI1.

Àh ! tenez, tenez ; partagez-vous Tou.s ces gages d’amour passant de l’un à l'autre.

Mes transports, mon bonheur qui s'accroît par le vôtre. Je veux de mes baisers vous couvrir à la fois.

A Uk)Ce«ler.

Tenez!... Pardon, milord; il fut absent deux mois.

GLOCESTER

On vous pardonne tout, hors la crainte insensée Qui de fuir votre fils vous donna la pensée.

Elisabeth, a Edouard.

Te fuir!... Quoi! je l’ai fait. Ah! j’en a\ bien soiifferi. Aussi, quand Buckingham à nos yeux s'est offert. Quand j’ai lu celte lettre cl si bonne et si tendre...

ÉDOUARD

Ma lettre?

ÉI.I9ABETR.

Elle est eharniaïue... alors, sans rien eiiteiMire, Je voulais devancer nos pontifes sacrés.

Que leur zèle pieux les a bien inspirés!

LES ENFANTS D’ÉDOrARD. — ACTE 11.

A Cloce«l<‘r.

Que (le remercîmenls je vous dois à vous-im'inc ,

Aux »elgneur» de la cour.

A VOUS, inilonis, au peuple î Édouard, comme il t'aime! Tous iM'iussaienl ion nom; leur supplique à la main. Tous de leurs vœux pour loi m'as-siégeaieni en clicniin. Montrant lea placcU qu'un dea lorda a placea aur la (abir.

Vois ce que je t'apporte.

GL0CB5TBR.

Encor du bien à faire,

Du mal à réparer !

ÊDOI'ARD.

Voyons !

LE Dre D'YORK.

C'est mon affaire^.

tllSABETD.

C'est celle du régent.

GLOCBSTER.

Uicliard a plein |>ouvoir.

LE Ole O'TOEK.

Bon î le trésor public y passera ce soir.

GLOCE5TER.

Fai tes beaucoupd'hcureux.pourtantpas d’imprudences! LE DIX D'YORK, üUtrlbuanl lea p(tUions.

Pourvous, milord; pour vous; cl pour leurs éminences! Tout ce qui reste à moi !

tUSABBTB, A tilouanl.

Mes ennuis, mon chagrin ,

Les as>tu partagés?

LE DlC D'YORK, à GlOCCalOr.

Ah! mon oncle , un marin.

Pauvre, manquant de tout...

GLOCESTER

J'accorde cent guinées.

LE DIX D'YORK

Deux cents.

, Cher enfant, sur ce front que je trouve embelli ' De la santé pourtant les couleurs ont pâli.

Edocard.

Ce n’csl rien.

De ses traits la grâce est plus toucbaiilc.

Trop pour sa mère.

LE DlC D'YORK, IC ICTxnl. tiu papkr à la main.

O ciel!

ÉLISABETH

D’où vient votre épouvante?

LE DlC D'YORK.

Au milieu des placois dans vos mains déposés,

Cet écrit...

ÉDOl'ARn.

Couime il tremble!

LE DIX D'YORK

.Vil! ma mère, lisez!

GLOCESTER

; Donnez, donnez-lc-moi, cet écrit si terrible.

LBDICDTORK.

A Glocetlor. A la reinr.

' Non, TOUS ne l’aurez pas. Lisi'z.

Divers!.

ELISABETO, apr^a avoir parcouru le papier.

Est-il possible ?

Edoi abd, a la reine.

Vous frémissez !

ÉLISABETH, A Clorralcr.

Divers ! quel est son sort ?

GLOCESTER

Dcinc, je vous l'ai dit.

ÉLISABETH

11 est mon! il est mort !

éoovard.

GLOCESTER

Mais prenez garde!

LE DlC D’TORK.

Oh! je les ai données :

Il s’appelle Édouard.

GLOCE.STER.

C’est un litre pour moi.

LE DlC DTORK.

Vous m’approuvez aussi , vous, monseigneur et roi ?

ÉDOIAKD.

De grand cœur, milord duc.

ELISABETH, A Edouard qui lui halac ICA mains.

Mais laissez : qu’on vous voie ; Que de vous regarder on ait au moins la joie.

I Lui, grand Dieu!

ELISADETII.

! Celle nuit.

GIOCK^TER.

Mensonge invraisemblable î De CCI acte inliumnin qui donc serait coupable?

i ÉLISABETU

I Vous me le demandez?

j GLOCESTER.

I Sans doute.

I ÉLISABETH

I (7esl celui

: Qui ne veut pas, milord, me laisser un appui.

' Haslings qu’il a frappé, Divers qu'il assassine ,

soo

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