SCÈNE PREMIÈRE
ÉDOUARD, asm «<r fe fit; LE DUC D'YORK, sur un tiége, près de iui, tenant un livre.
LE Dl'c D'TOEE, rrvenant.
1 Ami, conte- moi les loiirnienls.
' Aussi, pourquoi nourrir ces noirs pressentiments?
I Quand, sans bruit, ce malin j'ai quitte notre couclie, Tu dormais, des sanglots s'échappaient de ta bouche.
LE Dec D*YOEK.
De m'écouter, milord, vous me ferez la gria-, Ou je ne lirai plus.
Edocaio.
La lecture me lasse.
ZDOL'AKD.
Verrai-je donc toujours ces roses de Windsor!
LE DUC D'YOEE.
Un rêve t'agitait ; il te poursuit encor ; Dis-lc-moi.
LE DL'C D'TOEE.
Voyez sur ce fond d'or la Madeleine en pleurs;
Tournant la page.
Du dr^on de saint Cfeorgc admirez les couleurs.
ÊDOl ARD.
Je Tai tant vu, Richard !
LE DCC D'YOBk.
Et bien, mon cher malade Veut-il que je lui chante une vieille ballade?
ÉDOl'ARD.
Non,
LE DlC D VORK.
Irai-je danser pour l'égayer un peu?
Reste.
Epucard.
LE DCC D'A'ORK
Veut-il jouer?
iDOCARD.
Je n’ai pas cœur au jeu.
LE »rc D'YORK, *c levant.
Je me dépite enfin.
EDOl'ARD.
Tu inc laisses?
Edocard.
' Tu rirais.
I LE DCC D'YORK
Pourquoi? s’il est terrible, Je promets d’avoir peur ; parle.
; Edocard.
C’est impossible ;
Il était si confus, si vague!
LE DfC D'YORK.
Je le veux.
Edocard.
Pour le couronnement on nous cherchait tous deux. Je t'ai dit : < Viens, Richard, ma mère nous appelle. • El, le prenant la main, je vouUis fuir près d'elle Un tigre dont les yeux semblaient nous menacer.
Mes pieds marchEiieni, couraient sans pouvoir avancer, El toujours, mais en vain.
LE DCC D'YORK
Oh ! c’est vrai ; dans un lève On s’élance, on veut fuir; on ne peut pas. Acliève.
Edocard.
I Tout à coup, à Windsor je me crus transporté. Le feuillage tremblait par les venls agité ;
LES EM'ANTS D’ÉDOl Anil.