SCÈNE XII
DON JL'AIS, DON QIÏXAUA.
00?l M JeUntdans les brMüc Quexad^.
DON JCAN.
Kl je coiiipte qu’il sera l'un de mes témoins , vuus, I l’aulre.
I donoievad^.
Que me pru|>oser-vuuH là? vous nie faites lmp , d’iMMiuciir.
DON iVkn.
I Das plus qu'à lui.
' DON QI EXADA.
Je n'en reviens pas; cl il donne son conscniemenlT
DOl Jt’AN.
I Ou peu s'eii faut. C’est un irès-galanl liumine , ei t nous serons hicnlùt amis intimes. Mais adieu ! je cours vous aUendre chez elle. Uaphaêl vous donnera son adresse.
Ah! que je vous embrasse! tout va le mieux du | monde; mais adieu !. .
DON orEXADA. i
.Arréiez : vousa-l-il dii qui vous êtes?
DON Jl'AN, revenant. |
Pas encore s rendez-moi ce service-là , vous ? I
DON QIEXADA.
Qu'esl-ce que vous me demandez, mou cnfanl j'ai | donné ma parole. Ccsi impossible. {
DON JL'AN.
Faites la chose à moilié; diies-moi au moins le' nom de ma mère. '
DON QIEXABA.
Est-ce que je le pourrais ? c'est bien une autre difhculié. I
DON Jl'AN, I
Gomme vous voudrez. Le comte n*y met |>as tant ■
de mystère, et il doit tout me révéler chez elle. J
DON OIEXADA. i
Chez qui ? ‘
DON il AN. I
Chez votre hclle-üllo.
DON OIEXAOA.
Quoi! Ilaphaèl, qui est dans ma maison depuis vingt ans, m’a lruni|H’'?
DON Jl'AN.
Par tendresse |»our uioi.-
DON Ql'EXADV.
El I>oiningo aussi ?
DON Jl'AN.
Par intérêt.
DON QIEXADA.
Et Ginès?
DON Jl'AN.
Par bélisc; mais ne leur en veuillez pas, si vou.s m'aimez; ils l'ont fait pour mon bonheur.
DON QIEXADA.
Voilà bien le comble de riiumiliaùon ; mes trois serviteurs! n'cst-il pas désespérant, pour un ancien conseiller intime, d'avoir lutté de ruse toute sa vie avec les plus adroits, pour finir par être la dui>c de trois imbéciles!
DON JCAN,
Don QIEXADA.
Comment?
DON JUAN
Vous êtes de noce.
DON QCEXAD.A.
De noce, moi! et de quelle noce?
DON JtAN.
Parbleu!... mon excellent ami , ce n'csi pas de vôtre, mais de la mienne.
I Ah! mon respectable maître, c'est qu’il n'y a rien I (le si dangereux qu'un duel avec un sot, pour un ! homme d’esprit : il oublie de sc mettre en garde. : Adieu ! adieu ! je vais prendre mon épée, et je cours ^ chez doua Flurindc.
I DON QI'KXADA.
Son épée!... un mariage! Expliqm'z-uioi duuc'L..i(; no sais plus où j'en suis.
I lllinitiloiiJiisn.)