IX)N JU.AN. DON QUEXADA
DOX JI1AX,A don Qucxada.
Vive l’exaciilude! ch bien, vous l’avez vue? vous lui avez parle? venez remplir voire rôle île père , tout csl prél.
l)OX QCEXADA.
Mon cher don Juan , j’aurais deux mois à vous dire.
OOX JCAX.
Parlez, j'écoulerai en marchant.
DOX JUAX.
Je ne |M)urrais pas le croire quand je l’enlendrais de sa bouche ; et c'esi d'elle que je vais apprendre mon sort.
DOX Ql'EXADA.
Arrêtez : sur mon honneur de gentilhomme , je vous jure que rien n'csl plus vrai.
OOX JOAX.
Sur votre honneur! mais si c’élait possible, j’au> rais donc introduit Ici un ennemi qui eût Ciil un bien indigne usage de scs droits prétendus...
DOX Ql'EXAOA,â part.
Voilà ce que je craignais : c’est la 6n qui commence.
DOX QCEXADA.
Non pas, s’il vous plaît. Allons de ce côté; et veuillez m'écouter sans bouger de place.
DOX JVAX,
Si je le peux; mais liàicz-voiis.
DOX OtZXAOA.
Soyez calme ; votre iropcluosiié me déconcerte au point que je ne sais plus comment aborder la question.
DOX Jl'AX.
Eh! pour être plus court, commencez par la fin.
DOX Ql'EXADA.
La fin ! la fin ! elle ne m’embarrasse pas moins que le commencement. C’est même la fin que je crains le plus.
DOX JCAX.
Parlez, au nom du ciel !
DOX (JUKXADA.
Tenez , mon ami , rendez-rooi le service de me i donner le bras pour me conduire chez moi, où je ; m’expliquerai plus à mon aise.
DOX JCAX. ;
Chez vous? quand tout ce que je puis faire est de me clouer à cette place pour vous entendre. Au fait, ^ pour Dieu, au fait!
DOX JCAX.
Un imposteur, qui se serait joue de sa parole et de I ma crédulité...
DOX QCEXADA.
I Ne le supposez pas.
I DOX Jl'AX.
I Et à qui je demanderais un compte sévère de sa I conduite.
} DOX QieXADA.
j Ne répétez pas ce que vous venez de dire.
DOX JIAX.
Je le lui dirais en face, quand j’aurais affaire au plus grand nom de la monarchie, à la meilleure épée j de toutes les Espagnes ; oui, dusse-je lui mettre la main sur l’épaule en pleine cour, dans l'Alcazar de Tolède, j’aurai une explication avec lui.
DOX QCtXADA.
Par tons les saints du paradis , vous êtes fou !
DOX JIAX.
Mais avant d’en venir là, c’est avec dona Florindc que je veux en avoir une.
DOX QIEXADA.
Vous n'irez pas.
DOX JIAX.
Rien ne pourra m’en empêcher.
DOX QIEXAUA. {
Eh bien! dona Florindc... refuse de vous accorder j sa main, et vous interdit pour toujours sa maison : | voilà le fait.
DOX QCEXADA.
Vous n'irez pas, c’est vous perdre.
DOX JVAX, avec fuffiir.
Il est chez elle!
DOX JVAX.
Qu*csl-cc que vous me dites? cMc que je quitte à l'instant. On vous trompe. Cela ne peut être, encore un coup, celan'cst pas.
DOX QIEXADA.
Je vous ralhrinc.
DOX QIEXADA.
Mon cher don Juan! mou UU!
DOX JVAX.
Il csl chez elle! maléiliction sur lui ! Vous êtes venu pour être témoin d’un mariage; vous serez témoin d'un duel.
DON JUAN IVAUTRICHE. - ACTE II
IK>:V QnXABA. I
Entre vous deux?
OOX JCAV.
Et. dans rembarras où je me trouve , vous ne refuserez pas d'dire mon second?
DOÜ 0CSX4DA, hon lie lui.
Ahî c’est trop fort. Votre second, cl contre lui! à ' mon âge, avec mes habitudes toutes pacifiques... C’est : aussi par trop abuser de la tendresse que je vous ' porte, et je perds patience à la fin.
nOV
Je vous laisse y réver; mais puisqu’il est encore ici pour son malheur, rien ne peut le soustraire à ma vengeance.
DOX QtEXABA.
Je n’ai plus qu’un parti à prendre , celui de m'en aller sans audience de congé, (n «* dupo«î a «onir )
SCÈiNE XII.
DON JUAN, DON Ql'EX.\DA, PHILIPPE II.
PHILirrk If, CD entrant.
Restez, don Qiiexada.
DOn JVAN.
J’allais vous chercher, seigneur comte.
PHIIIPPE 11.
Je venais au-devant de vous, seigneur don Juan.
J’ai une demande à vous faire et une réparation à exiger de vous.
« POtLIPPE 11.
Je verrai si je dois répondre à l’une et si je veux accorder l’autre.
Dov ar*v.
J’ai reçu votre parole : l'avcz-vous oublié?
pini.ippE II.
J’y ai mis une condition : ne vous en souvenezvous plus?
Bo;« Jt AV.
C'était d’approuver mon choix.
.Si je ne l’approuve pas?