‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 580 sur 669 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

j PEBLO, DO.N JUAN, UN MOLNE, qui dépote tur un liège une robe de novice , et tort.

DOT JCAT, laiu Toirpeblo.

Me désarmer! m'arracber de ses genoux, malgré scs cris, malgré ses larmes! et je ne puis tirer vengeance de cette trahison ! Pour jamais si'paré d’elle I rxBio.

Doux sauveur! il parle d'une femme; écoutons.

BOT Jl'AT.

Pour jamais enseveli dans cette retraite! il me semble que l'air me manque. Ces murs m’étoulTent. ' En voulant me convertir de force, ils me rendraient impie, et les malédictions viennent d'elics-mémes sur mes lèvres. (Tombant auis.) Je suis bien malheureux ï riBi.0.

Il me fait pitié, (i uon juab.) Mon frère ?

DOR JVAR, *c retourninl

Qui êtes- VOUS?

PEBLU.

IsC petit Pcblo, votre camarade.

IK>V il'AR.

Que me voulez-vons?

PEBIU.

Vous j'endre service.

DON Jl'AN.

Diics-moi donc quel est ce couvent ?

DON JUAN D’AUTRICHE. - ACTE III

pimu. I

Celui de Saint-Jusl. I

DOü JUAH, *o levant.

De Sainl-Just ! où Clarles-Quiul s’esl relire?

^EBLO.

Ils parlenl lous de Cliarles-Quint. i

D05 JtiA5.

Lui, du moins, prendra ma défonso. Ne pnis-jclc voir?

riBLO.

Il y a trois jours qu'il est mort.

D05 JCAN, retombant auii.

El non espoir avec lui !

PEBLO, mjralérleuaement.

Ne vous désolez pas : je vous protège.

DO!1 Jl'AB.

Vous, mon enfant!

PEBLO.

Par celle feiuHre...

JCA5.

On saute , et on est libre.

PEBLO.

Non; on tombe et on se casse le cou; inaîK...

.\cbevcz î

Dov jua:^.

PEBLO.

Silence ! voici frère Arsène.

BON JUAN

Je ne saurai rien.

PEBLO, chanUot.

Comme un an{;e ü était beau , No , no ,

Comme un an|je Ü était beau .

Noël nouveau !

PEBLO.

Soyez bien docile aux ordres du frère .Arsène, dont vous allez devenir le novice.

DON Jl'AN.

Moi novice ; damnation! mort! enfer!

PEBLO.

Comme il jure!

DON Jl'AN.

Jamais : pas plus que je ne veux être moine.

PEBLO.

Parlez donc bas! au couvent on ne dit pas tout ce qu'on pense , et on ne crie pas tout ce qu'on dit.

DON JLAN, «aUlBsaul la robe de novice.

Plutôt fouler cet babil sous mes pieds.

PEBI O, l'arrêtant.

Cardez-vous-en bien! on enrage, si l’on veut, sous sa robe, mais on ne la déchire pas : cela se verrait, (A part.) C'est toute une éducation à faire.

DON il'AN.

Enfin, que voulez-vous me dire?

PEBLO.

Que j'ai le moyen de vous tirer d’ici, mais il faut vous contraindre.

DON JLAN.

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