‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 626 sur 669 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LLIGI, TllÉCLA, MAKCO, KU.I.

TUSCLV.

Venez, petite Aile :

Vous étiez contre moi du complot de famille.

lUU

Contrevous, bonne mère! Ab ! dites mieux ,pourvous. Lu plaisir qui surprend n'en esi'il pas plus doux ? tnci.

.Avec l'aube naissante elle s’éiail levée.

lABCO.

Pour aller de son oncle épier l'arrivée.

BLCi.

(iommcnl ne pas l’aimer? Il m'aiine, et tous les ans Je reçois de sa part quelques nouveaux préseiils.

UlGl.

Oui, pauvre , il donne encor.

TMZCLA.

Ces cadeaux dTudîe ,

Je les crains.

Kl moi pas ; ils me rendent jolie.

thZci.a.

Aussi, pôur votre bien, je vous dis sans <léiüurs Qu'un peu de vanité sc sent dans vos atours.

ELCI.

Itien qu’uD peu?

I ELCI.

1 (ics bijoux d'or sont un don de vo.s maiii>:

Ueprenez-lcs.

! TUÊCI.A.

Prends garde.

j ELCI.

' Osez.

tbZcla.

I Tu ris, fripcmuc.

1 EI.C1 , qui lui donne un baiser.

Vous n’oseriez.

i LCIGI.

I Ebbicnî tu ii'as donc vu personne ?

i ELCI.

Hélas! pas lui, du moins.

, LCIGI.

; .Mais, mon Klci, couimeiii.

^ L'aurais*tu reconnu?

I ELCI.

I D'instinct, de seiiùineiil :

' .Mon cœur m'eût dit; C'esl lui! Déplaisir traiispurléi!,

' En trois bonds dans ses bras je me serais jetée.

i MARCO.

I Au risque d’embrasser un passant tout surpris I D'un lioiilieur imprévu qu'il n'aurait pas compris.

I ELCI.

j Lasse d’allendrc enfin, j’ai fait comme l’alieUIe,

' Qui retourne au travail sitôt quelle s'éveille,

I l.i, paiTumée encor des courses du malin.

Dans sa ruelle en rentrant rapporte son buim.

! Ouvrant *4>n tablier

Je n'ai pas épargné les blés du voisinage ;

Ces luufTcs de bleuets en rciideiU léinoigiia(;i' -,

Man oncle aimait ces llciirs.

l.\E FAMILLE AU TEMPS DE LUTHER.

üOj

THtCLA.

Il est vrai, quand jailis

Le long de.< épis uns je suivais mes deux fils.

LIIGI.

Beaux jours !

CLCI , ArcDiiaiit »oii tJbIlcr J.m« l«« main» de Marco.

Prends pour orner la clianibrc qu’il pi cfôre.

MAKCU,

Voilà de quoi fleurir une cliajællc entière.

LllGI.

Aimable enfant, qui tendre et folâtre à la fuis Chante, saute et s'ébat comme l’oiseau des Ik>î^. lier.

La gaieté vous plaît tant!

TUÊCLA.

Souvent je la vois grave.

Vous aimez qu'ou le soit.

LH(ii.

De tous nos godls esclave.

rnScLA.

l>cvinant tous nos vœux!

MAHCO.

Écoulant sans dédain

Les contes que Je fais, quand elle est au jardin.

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