HGI
Séparons-nous.
I PAOLO, qui revient et •‘arrOte miu te reganler.
; Qu'avez- VOUS à me dire et que me voulez-vous?
^ l.llGf.
I IMaise au ciel que ma voix jusqu’à ton àme arrive !
^ (!ar pour notre amitié cette heure est décisive.
PAOLO
Parlez.
LIIGI.
^ En ennemi tu détournes les yeux :
Regarde-moi, mon frère, et tu m’entendras mieux.
j PAOLO, avec émoUon, en le regardant.
{ Ah! Luigi! la croyance est-elle encor la mienne ?
I LllGI.
! Je ne te répondrai que ma main dans la tienne.
J PAOLO, lut aerrant la main.
Réponds.
LU ICI
Instruit de tout, devrais-tn l’exiger Ol aveu qui me coûte et qui va l’alTIiger?
PAOLO, qui a'eiolgoe de lut
Tu l'as donc résolu? C'est vrai? Tu me déclares Que pour l’éternité de moi tu te sépares?
LCIGI.
Calme-loi.
FAOLO.
Je le veux : rien encor n'est perdu.
LCIGI.
On supporte avec peine un coup inattendu...
PAOLO
Puis, l'espoir qui renaît nous le rend moins sensible.
LCIGI.
M temps adoucit tout.
II\K FAMIM-E AU TEMPS DE UITIIER.
PAOLO
A Dloii tout est possible. I
Lllül, qui « rapproche de *on frère.
Imiulgenis l’un pour raiiire, on s’apaise en sentant |
Que, sans penser de meme, on |>eui s’aimer autant. ■ Je les nu^prisc trop
PAOIO, drménuv |
L’opinion de l'iin, l'autre enfin la partage,
Kt l’on est <*lonné de s’aimer davantage.
Un de nous doit errer.
LtlGI.
Qu’importe?
PAOLO
Si j’ai tort ,
J'en conviendrai, Luigi.
Lrir.i.
l^oiir vivre en bon accord,
N'esl-il pas des sujets qu’il faut nous interdire? “
PAOtO. '
Aucun.
moi. :
Tucrois? , Nous différons d’avis.
PAOLO. I
C’est sûr. ,
LClfil.
Quoi que nous puissions dire ,
Nous resterons amis.
PAOI.O, avec lendreaac.
Toujours!
LCIOf.