‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 147 sur 165 · LE MARIAGE DE MON NEVEU · texte numérisé non relu

LE MARIAGE DE MON NEVEU

Au Ménil, 1812.

L'aulel est prêt, la foule l'environne:

Belle ZéHe, il réclame la foi.

Viens ! de (on front est la blanche couronne Moins virginale et moins pure que toi.

J'ai quelquefois peint la grâce ingénue, Et la pudeur sous ses voiles nouveaux:

Ah! si mes yeux plus tôt t'avaient connue, On aurait moins critiqué mes tableaux.

Mon cher Louis, chez la race étrangère Tu n'iras point t'égarer comme moi :

A qui la suit la fortune est légère; Il faut l'attendre et l'enfermer chez soi.

Cher orphelin, image de ta mère.

Au ciel pour toi je demande ici-bas Les jours heureux retranchés à ton père, Et les enfants que ton oncle n'a pas.

Fais de l'honBcur l'idole de ta vie; Rends tes aïeux fiers de leur rejeton , Et ne permets qu'à la soûle Zclie Pour un moment de rougir à ton nom.

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