‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 2)Chapitre 116 sur 188 · DE LA JBUNB DAME QUI A VIEIL MARY · texte numérisé non relu

DE LA JBUNB DAME QUI A VIEIL MARY

En languissant et en grefve tristesse Vit mon las cueur, jadis plein de liesse, Puis que l'on m'a donné mary vieillard. Helas! pourquoy? Rien ne sçait du vieil art Qu'aprend Venus, l'amoureuse déesse.

Par un désir de monstrer ma prouesse Souvent Tassaulx : mais il demande où est ce. Ou dort peult estre, et mon cueur veille à part En languissant.

Pais quand je veulx luy jouer de finesse, Honte me dict : « Cesse, ma fille, cesse, Garde t'en bien, à honneur prens esgard. » Lors je respons : « Honte, allez àl'escart; Je ne veulx pas perdre ainsi ma jeunesse En languissant. »

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