‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 115 sur 293 · A FORTUNE · texte numérisé non relu

A FORTUNE

Fortune, helas, muable et desreiglee.

Qui du palud de malheur viens et sors , Bien as montré , que tu es aveuglée , D'avoir jecté sur luy tes rudes sortz :

3oo COMPLAINTES.

Car si tes yculx d'inimytîé cotisors Eusses ouvcrs pour bien appercevoir Les grans vertus qn^on luy a veu avoir , Pitié t'eust mette à le retenir seur:

Mais tu ne veulx de toy mestnes rien veoir , Pour aux humains faire mieulx assavoir , Que plus te plaist cmautë que doulceur.

MAROT CONCHJD.

La Terre dit , qu'à bon droit peult reprendre Ce qu'elle a faict, quoy qu'on ait desservy. La Mer respond , que sain le sceut bien rendre En terre ferme, ou soudain fut ravy.

Nature dit, que mort a Taudivy Par dessus elle, et qu'en rien ne peult mais. La Mort respond , que les plus grans jamars N'espargnera. Et Fortune l'infeme Dit qu'elle est née à faire tort et blasme. Laissons la donc en sa coustume vile : Et supplions le filz de Nostre Dame-, Qu'enfin es cieulx il nous face veoir l'ame Du feu baron , dict Jehan de Malkville.

ly.

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