‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 137 sur 293 · POU^ LE PERRON DE MONSIEUR DE NBVERS · texte numérisé non relu

POU^ LE PERRON DE MONSIEUR DE NBVERS

Vous chevaliers èrrans qui desirez honneur,

Voyez le mien perron ou maintiens loyauté

De tous parfaictz amans, et soustiens le bonheur

* Jean de Bourbon , duc d'Enghien , frère d^ Antoine de BouF'bon , xïé en i5a8. Il épousa Marie dç Bourbon , duchesse d'Estouteville, dont il n'eut poipt d'enfans. Sa mort arriva au siège d« Saint^JueAtin y le 10 août iSSy.

35o ËPIGRÂMMES.

De celle qui conserve en vertu sa beauté :

Par quoy je veulx blasmer de grand'desloyautë

Celluy qui ne vouldra donner cesle asseurance

Qu'au demourant du monde on peult trouver bonté

Qu'on deust autant priser que sa moindre science.

POUR LE PERRON DE MONSIEUR D*AUMÀLE , ^ QUI ESTOIT SEME DES LETTRES L. ET F.

C'est pour la souvenance d'une Que je porte ceste devise, Disant que nulle est soubz la lune Ou tant de valeur soit comprise :

A bon droict telle je Ja prise , £t de tous doibt estre estimée , Qu'il n'en est point , tant soit exquise Qui soit si digne d' estre aymee.

Si quelqu'un d'audace importune Le contraire me veult debatre, Fault qu'il essaye la fortune Avecques moy de se combatre.

' Claude de Lorraine, duc d'Aumale , ne' en iSaG , passa sa yie entière aux milieu des camps , et signala souvent sa yaleur. Ce brave capitaine fut emporte par un boulet de canon au siège de la Rochelle, en tS^S. Il laissa plusieurs enfans de son mariage avec Louise de Brëzë, ûlle de Diane de Poitiers.

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