‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 178 sur 293 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

h MADAMOYSELLE DE LA ROUE.

X A INC TRES expers, vostre Ëiçon commune Changer vons fault, plus tost huy que demain, Ne paignez plus une roue à Fortune , Elle a d^amour pris le dard inhumain : Amour aussi a pris la roue en main , Et des mortelz par ce moyen se joue : O Thomme heureux , qui de l'enfant humain Sera pouUé au dessus de la roue. '

DE LADICTE DAMOYSEUE.

JL^UTRE jour aux champs tout fasché

Vey un voleur se lamentant ,

Dessus une roue attaché.

Si luy ay dict en m'arrestant :

Ton mal (povre homme) est hien distant

Du tourment qui mon cueur empestre :

Car tu meurs sur la roue estant «

Et je meurs que je n'y puis estre. *

^ « Quoiqu^un jeu de mots ne soit jamais qu'un badinage assez » frivole, il me semble que dans Npigramme il est permis plus » que partout ailleurs, surtout s'U est aussi joliment employé que » dans celle-ci. » Marmontel.

^ Ce discours ëtait en efiet bien consolant pour un pauvre pa-

DE MADAMOYSEIL:^ du BRtJElL. *

Jeune beauté, bon esprit, bonne grâce.

Cent foys le jour je m'esbay, comment Tous trois avez en un corps trouvé place Si à propos et si par&ictement.

Celle à qui Dieu faict ce bon traictement , * Doibt bien aymer le jour de sa naissance : Et moy le soir qui fut commencement De prendre à elle honneste congnoissance,

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