LIVRE II
DB SA MERE PAft ALLJXSCE,
S I mon poîl noir en blanc se tainct j G)mment seroit ce de Tielllesse ?
Ma mère est en fleur de jeunesse, Et n^est au monde un si beau tainct Car le sien tous autres estainct :
De la veoir faictes moy la grâce , Mais ne contemplez trop sa face, Que d'aymer n'entriez en esmoy, Et C[ue sa rigueur ne vous &ce Vieillir de langueur , comme moy.
A SA COMMEIIE.
Pardonnez moy, ma commère m'amye,
Si devers vous bien tost ne puis aller ,
A bon vouloir certes il ne tient mye,
Gir pour souvent avecques vous parler,
De paradis je vouldrois devaller.
Que voulez vous ? la fortune à présent
Ne me permet de service estre exempt.
Mais maulgré elle en brief temps qui trop dure,
Vous reverray , et si m'aurez présent
Ce temps pendant de cueur , et d'escripture.
A mm DAMB AAGEB ET FmiTDBlITS.
JNe pensez point qne ne soyez aymable, Yostre aage estant de grâces gaordonnë Qu*à tons les conps nn printemps estimable Ponr Tostre y^er seroit abandonne :
Je ne snis point Paris jnge estonné , Qni Êivear feit à béante qoi s^effiice : P^ moy le prix à Pallas est donné , De qui on voit Timage en Tostre Êtce.
MOMMERIE D£ QUATRE JEUNES DAMOTSELLES,
FAICTS m ■ADAM» DE BOBJUI , * A UMMCOM.
LA PREMIEllE P0&TA1IT DES AESLES.
Prenez en gré, princesse, les bons zèles De Tentreprinse anx quatre damoyselles , Dont je me tien des plus petites Tune : Mais toutesfoys entendez par ces aesles , Qn^à un besoing pour vous avecques elles J^entreprendrois voler jnsqu^à la lune.
^ Isabeao de Nayarre. Voyez rÉpigramme xri da -livre I.