DE NENNY
JNenny desplait et cause grand soucy Quand il est dict à l'dmy rudement :
Mais quand il est de deux yeulx adoucy Pareilz à ceulx qui causent mon tourment,
Gandet et imprabitts muAeris iiirtâr habcA. M qute cnm posset cogi , non tacta recessit , Ut timalet vultu gandia , tristu erit.
Mellin de Saint^Gelais a parl^ du ouy et nenny ; c^est déjà oin ^oge que de le citer après les ters de Marot :
Dissimules vostre contentement Soubz un refnx , amy de violence, L*oay sera en mon entendement , Çt le nenny sera en mon silence.
S'il ne rapporte entier contentement , Si monstre il bien que la langue pressée Ne respond pas le plus communément De ce qu^on dict avecques la pensée.
LOXAUTÉ RECOMPENSEE.
Amour vopnt ma grande loyauté,
Et le travail que j'ay eu en dormant,
A contre moy cesse sa cruauté ,
Et pourchassé mon seul contentement.
C'est de m^amye avoir bien promptement
La jouyssance , ainsi que je désire.
O heur plus grand que l'on ne pourroit dire,
Et toy mon cueur, qui pus tant endurer,
Or ne crains plus envie et son empire,
Puis que tel bien e^t pour jamais durer.