DE SOT MB8ME
Marot voycy (si tu le veulx sçavoîr) Qui &ict à Phomme heureuse vie avoir, Successions, non biens acquiz à peine,
' Ce dernier yers , ajoute seulement pour la rime , affaiblit beaucoup la pensée de Pëpigramme. Ce serait ici le cas de parler de tous les inconyéaiens qui naissent de Temploi de la rime dans notre poésie «'mais nous n^accusons pas la rime d^ ûiutes du poète.
5o2 ËPIGRAMMES.
Feu en tout temps, maison plaisante et saine, Jamais procès ^les membres bien dispos, Et au dedans un esprit à repos :
Contraire à nul , n'avoir aucuns contraires , Peu se mesler des publiques affaires, . Sage simplesse , amjs à soy pareilz , Table ordinaire , et sans grans appareilz ^ Facilement avec toutes gens vivre , Nuict sans nul.soing^ n^estre pas pourtant jvre, Fenmie joyeuse, et chaste neantmoins.
Dormir qui Ëiict que la nuict dure moins : Plus hault qu'on n'est ne vouloir point attaindre, Ne désirer la mort, ny ne la craindre* * Voyla Marot, si tu le veulx sçavoir, Qui Ëiict à l'homme heureuse vie avoir.
* M ayDard a dit tussi , dans la célèbre inscriptâon qu*il plaça à la porte de sa maison de campagne :
C*«st ici ,qae j^attends U mort , Sans U désirer ai U cniad».