‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 273 sur 293 · LIVRE VIL 53l · texte numérisé non relu

LIVRE VIL 53l

Annette assez m'embrasse et sollicite :

Mais Marguerite eust de moy son plaisir. La grande en fut, ce croy je, bien despite : Mais de deux maulx le moindre on doibt cboisir.

A PIERRE MARREL , IrE REMERCIANT D*UN COUTEAU.

Ton vieil couteau, Pierre Marrel, rouille Semble ton vit , ja retraict et mouillé : Et le fourreau tant layd ou tu Tengaines, C'est que tousjours as aymé vieilles gaines : Quant à la corde à quoy il est lié , C'est qu'attaché seras, et marié. ' Au manche aussi de corne, congnoist on Que tu seras cornu comme un mouton :

Voyla le sens, voyla la prophétie De ton couteau, dont je te remercie.

Page 1