LIVRE I
Me tourmentant de ce qui me contente.
Me contentant de ce qui me tourmente , Pour la douleur du soûlas que j'espère.
Amour hajneuse en aigreur me tempère :
Puis tempérance aspre comme vipère Me refroidist soubz chaleur véhémente En espérant.
L^en&nt aussi qui surmonte le père , Bende ses yeulx pour veoîr mon impropere : De moy s^enfuyt , et jfioiais ne s^ahsente : Mais sans bouger va en obscure sente Cacher mon dùeil , afin que mieûlx appere, En espérant.
DuEïL , OU plaisir me fault avoir sans cesse : Dueil quand je voy (ce jom- plein de rudesse) Mon rédempteur pour moy en la croix pendre : Ou tout plaisir , quand pour son sang e^pandre Je me voy hors de Finfernalle presse.
Je riray donc : non , je prendray tristesse :
JRfltte Pbilis , an déaespire Alors qn^on espère toujcuirs.
On n'ëtait pas encore ilëgoûté de ces fadeurs , puisque le parterre s^ayisa d^applaudir ces détestables vers.