‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 48 sur 293 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

D^UN LIEtr DB FLAISATTCE.

X LUS beau que fort ce lieu je puis juger: Parquoy le veulx non pas cpmparager A Illon, non à Troye la grande Maïs bien au yal tapisse de lavande, Ou s'endormit Paris jeune berger.

En ce beau Heu Diane vient loger :

Ne Tueillez donc sur luy &ulte songer,- Car il est tel comme elle le demande, Plus beau que fort.

Maintz ennemys le yiennent assiéger , Dont le plus rude est le serin léger, L'autre le geay, la passe, et la callande : Ainsi la dame ( à qui me recommande ) , S'esbat à veoir la guerre en son verger Plus beau que fort.

l54 RONDEAUX.

DB l'amoureux ARDAUT.

Au feu, qui mon cueur a chôisy, Jectez y , ma seule déesse , De Teau de grâce, et de liesse, Car il est consumé qùasy.

Amour Ta de si près saisy,

Que force est, qu'il crie sans cesse

Au feu.

Si par vous en est dessaisy , Amour luy doint plus grand'destresse Si jamais sert autre maistresse :

Doncques ma dame courez y Arf feu.

DU CONTKHT BN AMOUR.

La me tiendray , ou à présent me tien, Car ma maistresse au plaisant entretien , M'ayme d'un cueun, tant bon, et désirable:

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