IS
d'Allunce de sœuk.'
Jr AR alliance ay acquis une sœur, Qui en beauté, en grâce, et en doulçenr Entre un millier ne trouve sa pareille. Aussi mon cueur à l'aymer s'appareille.
Maïs d'estre aymé ne se tient pas bien seur.
Las elle m'a navre de grand' vigueur , Non d'un Cousteau, ne par haine, ou rigueur : Mais d'un baiser de sa bouche vermeille , Par alliance.
Cil qui la veoit, jouyt d'un treshault heur. Plus heureux est qui parle à sa haulteur : Et plus heureux à qui preste l'oreille : Bien heureux donc debvroit estre à merveille , Qui en amour seroit son serviteur Par alliance.
* G^est la reine de Navarre que le poète appeUe sa saur d*ailiance. On le voit par Tëpigramme xxv du livre III.