II. l
Je donne longue vigueur :
Pourveu que son gentil cueur Ne se change.
A HIOLAIÏT l'AISNEE.
M 1 0 L A N T Taisnee est bien ,
Et de rien Ne doibt estre mal contente, Pourveu que la longue attente '
Vienne à bien.
A MIOLANT LA JEUNE.
ÂMlOLANxla puisnee,
Geste année Luj doint sur Peste luysant.
Ce qui seroit bien dujsant
A Paisnee.
' Cest peut-être un fils que cette dame désirait ardemment.
A BONNKVAL.
OA fleur durer ne pourra ,
Et mourra :
Mais cestc grâce , laquelle La faict tous] ours trouver belle ,
Demourra.
A CHASTAGNERAYE. '
Garde toy de descocher,
Jeune archer, Pour à son cueur faire bresche y * Car elle feroit la flesche
Reboucher.
' François de VÎTonne de la Cbasteneraye, grand sénéclial de Poitou, jeune seigneur fort considère sous les règnes de François I*' et de Henri IL Son combat, en 1 547» avec Guy Chabot , sieur de Jamac, est fameux dans l'histoire. Le roi Henri II Fordonna lui-même , et y assista , accompagna de toute sa cour. Chasteneraye fut vaincu , et ne survécut pas à sa défaite.
, ^ Chasteneraye aimait sans doute Mll« Bonneval , dont le cœur était rebelle à Pamonr.
A TORCT.»
Damoyselle de Torcy,
Cest an cy Tel estrene vous désire, Qu^un bon coop vous puisiez dire
Grand mercy.
A DOUARTIS.
Cent nobles et bons partis,
Douartis , Vostre amour pourchasseront > .
Quand de vostre amour seront
Advertiz.
A CARDELAN.
C'est bon pays que Bretaîgne Sans montaigne :
' Mademoiselle de Torcy , fille d^honneur de la reine Élëonore,* elle fut depuis madame de Fontaine Ghalendry. Brantôme i dais •es Dames galantes t n^en dit ni bien ni mal.
Maïs je croy qu'elle vouldroit Tenir le chemin tout droict D'Âlemaîgne.
A MADAME. DE BRESSUYRE.
o'ON veult changer vostre nom
De renom A un meilleur, ou pareil, Ne vueîUez de mon conseil
Dire non.
A MADAMOYSELLB DE MACT.
OOUBZ voz attours bien fourniz
D'or garniz A Venus vous ressemblez :
Soubz le bonnet me semblez ^
Adonis.