A ELLE MESMES
Pour vostre estrene qui vaille,
Je vous baille Tant d^esbatz , et passetemps , Que de celluy que j'entens
Ne vous chaille. ^
' CVst sans douté ayec son mari que cette dame avait besoin de cette vertu si rare et si nécessaire en ménage.
'Il paratt que son mari ne ^'était que de nom , témoin ces vers , où Saint-Gelais, en parlant du carême , dit â cette pauvre dame : ^
Au caresme , il qe peult foillir ,
Car onc vous n*ea peustes saillir
Depuis qn''on vous feit approcher
- D*un qui point ne touclie à la chair.
Mais elle n^attendait probablement pas les conseils de Marot, pour chercher aiUeurs les consolations que Ton ne refuse jamais à «ne jolie femme.