‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 83 sur 293 · A ELLE MESMES · texte numérisé non relu

A ELLE MESMES

Pour vostre estrene qui vaille,

Je vous baille Tant d^esbatz , et passetemps , Que de celluy que j'entens

Ne vous chaille. ^

' CVst sans douté ayec son mari que cette dame avait besoin de cette vertu si rare et si nécessaire en ménage.

'Il paratt que son mari ne ^'était que de nom , témoin ces vers , où Saint-Gelais, en parlant du carême , dit â cette pauvre dame : ^

Au caresme , il qe peult foillir ,

Car onc vous n*ea peustes saillir

Depuis qn''on vous feit approcher

- D*un qui point ne touclie à la chair.

Mais elle n^attendait probablement pas les conseils de Marot, pour chercher aiUeurs les consolations que Ton ne refuse jamais à «ne jolie femme.

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