DU TROP SAOUL ET DE L'AFFAMÉ
JL'autre jour un povre estranger Me comptoit d'un qui mourut yvre ,
* Celte épigramme est en quelques éditions attribuée à Clament Marot, mais on la trouve dans les poésies de Mellîn de St- Gelais ' à qui elle appartient probablement.
5o2 POÉSIES ÂTTRIBCrÉES
Et me dit, Je nay que. manger.
Je me mem*s , et n'ay de quoy vivre : Je serois heureux de le ijuyvre.
£t demandoit lequel des deux Me sembloit le plus malheureux.
L^un est mort , dy fe , et tu es sain. Las (dit il) j'ay moy langoureux Faim sans fin, Tautre eust fin sans faim.